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Les coulisses d'une opération de déminage d'un obus à Marck-en-Calaisis

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Par , France Bleu Nord

France Bleu Nord a pu suivre cette opération de neutralisation d'une charge explosive datant de la seconde guerre mondiale ce mercredi matin. 5 soldats du groupe de plongeurs démineurs de de la Marine Nationale avaient fait le déplacement depuis Cherbourg.

Opération de déminage sur la plage de Marck-en-Calaisis
Opération de déminage sur la plage de Marck-en-Calaisis © Radio France - Stéphane Barbereau

C'est une opération routinière pour ces soldats de la guerre des mines. C'est ainsi que l'on appelle la campagne de neutralisation des bombes de la seconde guerre mondiale qui, environ toutes les deux semaines, emmène ces membres du groupement de plongeurs démineurs de Cherbourg sur les 870 kilomètres de côtes le long de la Manche et de la Mer du Nord. Ce mercredi matin, ils ont pris place à bord de leur 4x4 pour s'occuper d'un obus français datant de 39-45 et contrenant 2 kilos d'explosifs.

Périmètre de sécurité de 400 mètres

L'engin avait été découvert le 21 février. Ce matin, "seul le culot ressort", explique le second maître Charley. De la rubalise avait été déployé pour matérialiser l'endroit mais elle a été emportée par les récdentes marées. il faut donc se fier aux coordonnées GPS. Le brouillard épais manque de faire capoter l'opération puisqu'il faut une visibilité d'environ 400 mètres avant de faire sauter la charge. Finalement, le banc de brouillard est chassé par le vent mais pas le banc de phoques à proximité : "C'est grand, c'est vaste mais il peut y avoir des promeneurs qui viennent se dégourdir les jambes, rappelle le maître Audrick. On en a vus quelques-uns ce matin, on leur a dit d'évacuer la zone.

La première préoccupation, c'est la préservation de la vie humaine et on fait aussi attention à ne pas déranger les phoques, à travailler à distance de leur banc.

Le groupe de plongeurs démineurs de la Marine Nationale de Cherbourg en plein travail à Marck-en-Calaisis (Pas-de-Calais)
Le groupe de plongeurs démineurs de la Marine Nationale de Cherbourg en plein travail à Marck-en-Calaisis (Pas-de-Calais) © Radio France - Stéphane Barbereau

Reportage sur le déminage d'un obus à Marck-en-Calaisis

Une gerbe de sable de 15 mètres de hauteur

Les soldats préparent minutieusement l'opération. Les gestes sont parfaitement maîtrisés et assurés. On creuse un trou, on sort l'obus. Une sorte de pâte à modeler blanche est collée à l'engin, 4 kilos d'explosifs que l'on va faire sauter pour détruire l'obus. Le tout est relié par un fil jusqu'à un boîtier que tient un opérateur. Un infirmier est là, si besoin. Il fait partie intégrante de l'équipe de déminage.

10h13 : l'obus explose. Une gerbe de sable est projetée jusqu'à 15m de haut. Il faut se protéger, par précaution, derrière le puissant 4x4 des soldats. Un cratère de 2 mètres de largeur et 2 mètres de profondeur s'est formé.

Un cartère s'est formé après l'explosion d'un obus datant de la seconde guerre mondiale
Un cartère s'est formé après l'explosion d'un obus datant de la seconde guerre mondiale © Radio France - Stéphane Barbereau

Encore un long travail de déminage

Le chef de cette mission rappelle quelques conseils de prudence en cas de découverte d'un engin explosif lors d'une ballade sur nos plages : ne pas le toucher et prévenir tout de suite la police nationale, la police municipale ou la gendarmerie en compsant le 17. Il est impossible de connaître à l'avance le niveau de dangerosité d'un engin : "la munition devient plus sensible avec le temps, le fait de retourner la munition peut suffire à la faire exploser". Et le travail de déminage s'annonce encore long pour les années voire même les décennies à venir : 

20 à 30% des munitions tirées ou larguées lors de la seconde guerre mopndiuale n'ont pas explosé.

Le maître Audric explique que le travail de déminage n'est pas prêt de s'arrêter

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