Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Société

Les demandes de visa de Basir Ibrahimi et de 200 anciens auxiliaires afghans de l'Armée française seront rééxaminées

lundi 10 septembre 2018 à 14:27 Par Alexandre Blanc, France Bleu Champagne-Ardenne

Le gouvernement va réexaminer en octobre les demandes de visa de 200 anciens auxiliaires afghans de l'Armée française déboutés. Peut-être la fin du tunnel pour Mohammad Basir Ibrahimi, arrivé clandestinement en Champagne-Ardenne en mai 2017.

Mohammad Basir Ibrahimi, ancien interprète afghan de l'armée française sans visa
Mohammad Basir Ibrahimi, ancien interprète afghan de l'armée française sans visa © Radio France - Alexandre Blanc

Charleville-Mézières, France

L’association des anciens interprètes afghans de l’armée française s'est rassemblée ce dimanche après-midi devant le ministère des Armées. Elle réclame le réexamen des demandes de visas déposées par des civils Afghans qui ont travaillé pour l'Armée française et sont aujourd'hui menacés dans leur pays. Poursuivi devant le Conseil d'Etat, le ministère des Armées s'est engagé en février dernier à réétudier le cas de quelques 200 déboutés. Le ministère des Armées a fait savoir à l'association des anciens interpètes afghans de l'armée française que l'ambassade de France à Islamabad serait chargé de mettre en œuvre ce « troisième processus de relocalisation » en octobre.  

Mohammad Basir Ibrahimi avec les troupes de l'OTAN  - Aucun(e)
Mohammad Basir Ibrahimi avec les troupes de l'OTAN - Mohammad Basir Ibrahimi

La Justice donne raison à Mohammad Basir Ibrahimi

Parmi les dossiers en attente, celui de Mohammad Basir Ibrahimi. L'ancien interprète a fui l'Afganistan en novembre 2015 pour arriver clandestinement en France en mai 2017, d'abord à Châlons-en-Champagne, puis à Charleville-Mézières, et maintenant en région parisienne. En février dernier, le Tribunal administratif de Nantes annule le refus de sa toute première demande de visa déposée en Afghanistan en 2015. « Le délai de réexamen est épuisé et Basir Ibrahimi reste toujours dans la même situation », explique Caroline Decroix, vice-présidente de l'association des anciens interprètes afghans de l'Armée française.

Aujourd'hui, Mohamad Basir Ibrahimi n'a pas de domicile. Il est hébergé et nourri par les membres de l'association. En tant qu'ancien auxiliaire de l'Etat français menacé en raison de ses anciennes fonctions, l'exilé a également demander à bénéficier de la protection fonctionnelle. Les demandes sont restées lettre morte. L'association a saisi le Conseil d'Etat.