Société

Les dentistes en grève ce lundi pour une revalorisation de leurs tarifs

Par Gérald Paris, France Bleu lundi 3 février 2014 à 8:05

Les soins dentaires ont une part "à charge" trop élevée, selon 60 millions de consommateurs
Les soins dentaires ont une part "à charge" trop élevée, selon 60 millions de consommateurs © MaxPPP

A l'appel du principal syndicat de dentistes, certains cabinets ont choisi de fermer leurs portes ce lundi. Ils dénoncent des remboursements trop faibles de la part de l'Assurance maladie.

Votre dentiste est peut-être en grève ce lundi, une première depuis pas moins de 25 ans. La raison de cette grève ? Un souhait de voir les soins les plus fréquents revalorisés par la sécurité sociale.

> LIRE AUSSI le reportage de France Bleu Nord : En grève, les dentistes demandent une revalorisation des tarifs de leurs actes

Deux types de soins

Pour bien comprendre, il faut savoir qu'il y a deux types d'actes dans un cabinet dentaire : d'une part, ceux qui sont bien remboursés par l'Assurance maladie, avec des tarifs réglementés, comme les détartrages – dont le tarif est fixé à 33 euros. Mais ceux-ci sont mal payés aux chirurgiens dentistes.

D'autre part, les autres soins sont mal pris en charge par la Sécu, mais ils coûtent extrèmement cher au patient, là les tarifs sont libres. C'est le cas, par exemple des prothèses dentaires.

Des remboursements pas suffisants

Les remboursements de la sécurité sociale ne suffisent pas pour amortir l'équipement très coûteux des dentistes. Un fauteuil dentaire, par exemple, avec tous ses accessoires, coûte 20.000 euros. Résultat : quand ils soignent une simple carie, les dentistes affirment perdre de l'argent.

Les dentistes exigent donc une revalorisation des bases de remboursements : par exemple, une couronne, facturée en moyenne 500 euros, n'est remboursée par la sécurité sociale qu'à hauteur de 75 euros. Des remboursements trop faibles déjà pointés en novembre dernier par 60 millions de consommateurs.

Les dentistes menacent également, à partir de mardi, de ne plus envoyer de feuilles de soins à l'Assurance maladie.

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