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Société

Les détenus de la maison d'arrêt d'Amiens participent au grand débat national

mercredi 13 mars 2019 à 20:15 - Mis à jour le mercredi 13 mars 2019 à 20:16 Par Hajera Mohammad, France Bleu Picardie

Une réunion dans le cadre du grand débat national était organisée ce mercredi 13 mars à la maison d'arrêt d'Amiens. Une trentaine de détenus y ont participé.

Grand débat à la maison d'arrêt d'Amiens (Somme) le 13 mars 2019.
Grand débat à la maison d'arrêt d'Amiens (Somme) le 13 mars 2019. © Radio France - Hajera Mohammad

Amiens, France

Deux heures d'échanges et des questions qui fusent. Une trentaine de détenus, tous volontaires, ont participé à une réunion ce mercredi dans le cadre du grand débat national.

Écologie et fiscalité 

Tous les thèmes du grand débat ont été abordés : transition écologique, fiscalité, démocratie et citoyenneté et l'organisation de l'État. Dès le début des échanges, des mains se lèvent. Certains détenus, comme Souheil, 44 ans, sont venus avec des notes rédigées sur un petit cahier : "Pourquoi, on ne fait pas payer les entreprises qui polluent le plus, comme dans l'aérien ?", demande-t-il. Pour J-B, le pouvoir d'achat reste le nœud du problème dans notre société : "C'est bien de parler écologie, mais d'abord il faut régler le problème de la fiscalité" et le détenu sait déjà où trouver les économies dont le pays à besoin : "Éviter le cumul des indemnités chez les parlementaires et les politiciens"

Conditions de vie en prison

Certains en profitent pour parler de leurs conditions de vie, dans une prison "vétuste"."Macron est allé faire des débats en mairie, pourquoi il ne vient pas en faire un ici ?" lance un prisonnier.  Beaucoup apportent leur soutien aux surveillants pénitentiaires agressés ces derniers jours dans l'Orne et à Beauvais. "Si le détenu va mal, le surveillant va mal aussi, tout est lié", explique Souheil. 

Un œil sur les gilets jaunes

Face à eux, deux membres de la République en Marche - Bruno Bienaimé et Ludovic Boulafrad- prennent de notes, leur répondent au micro. Toutes ces doléances seront remontées jusqu'au ministère de la justice, promet l'administration pénitentiaire. Le directeur adjoint de la maison d'arrêt, Fayçal Boucenna, salue ce temps d'échange. Beaucoup des ces personnes détenues suivent ce qui se passe à l'extérieur. "Elles sont accès à la télévision, à la radio, elles sont très au fait de ce qui se passe à l'extérieur et on sent qu'elles ont besoin d'échanger et de donner leur avis", dit-il. Mais en retournant dans sa cellule, Francis s'interroge : "Maintenant, est-ce que ça va remonter comme il se doit ? On, l'espère.  Sinon on sera vraiment les délaissés de la société, on aura pas notre mot à dire, ce serait triste."