Société

Les deux-tiers des maires de Côte-d'Or descendent dans la rue contre la baisse des dotations

Par Edouard Marguier, France Bleu Bourgogne samedi 19 septembre 2015 à 18:03

Les maires ont sorti les écharpes tricolores pour manifester
Les maires ont sorti les écharpes tricolores pour manifester © Radio France - Edouard Marguier

Comme partout en France, les maires de Côte-d'Or ont montré leur colère. Ils étaient environ 400 devant la préfecture à Dijon pour dénoncer la baisse des dotations de l'Etat. Plus de la moitié des communes du département a manifesté.

La grande majorité des 706 maires de Côte-d'Or ont répondu présent à l'appel de l'association des maires de France pour manifester contre les baisses des dotations. Ils ont sorti les écharpes tricolores pour l'occasion. Des élus de gauche comme de droite.

"On est d'accord de participer à la dette de l'Etat mais dans les proportions que le gouvernement nous propose" Valérie Nivois maire de Magny-Saint-Médard, 170 habitants au nord de Dijon

Gevrey-Chambertin va perdre deux millions d'euros sur cinq ans

Les trente communautés de communes de Côte-d'Or sont également concernées par ces coupes budgétaires. Celle de Gevrey Chambertin, qui représente 22 communes et 9.000 habitant, s'apprête à payer un lourd tribu. Elle va perdre deux millions d'euros entre 2012 et 2017. "Il n'y a pas de mystère les cela va forcément être contrebalancé par une hausse de la fiscalité, a dit le maire de Gevrey Chambertain Bernard Moine, et puis une baisse des services qui sont proposés à la population".

Supprimer des services

Avec une telle perte d'argent, cette communauté de communes qui s'occupe du secteur scolaire réfléchit à supprimer certains service de garderie par exemple. Conséquence, le nombre d'agents communaux, 150 aujourd'hui, risque de diminuer. "S'il y a moins de service, il y aura moins de travail, donc moins d'agent"  a résume le président de la communauté Christophe Lucand.

L'association des maires de France en Côte-d'Or demande donc que le gouvernement recule sur le volume des baisses de dotation et qu'il revoit le calendrier. Ce n'est pas la seule en France.