Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Société

Les Dijonnais rendent hommage aux morts de la Seconde Guerre Mondiale

mardi 8 mai 2018 à 18:09 Par Lila Lefebvre, France Bleu Bourgogne

Ce mardi, vétérans, élus et simples passants étaient réunis pour les commémorations de la capitulation allemande signée le 8 mai 1945 et qui marque la fin de la Seconde Guerre Mondiale. Qu'évoquent aujourd'hui ces célébrations chez les jeunes ?

Cérémonie commémorative dela fin de la Seconde Guerre Mondiale, le 8 mai 2018 à Dijon
Cérémonie commémorative dela fin de la Seconde Guerre Mondiale, le 8 mai 2018 à Dijon © Radio France - Lila Lefebvre

Dijon, France

Que reste-t-il de la mémoire de la seconde guerre mondiale ? 73 ans après la fin de la Guerre, les vétérans se font plus rares. On le constate à chaque commémoration du 8 mai, comme ce mardi à Dijon. La préfète, l'adjoint au maire Nathalie Koenders, les députés et sénateurs de Cote-d'Or ainsi que le général Kim et les différents représentants de l'armée en Bourgogne étaient rassemblés pour une cérémonie qui a commencé au Mémorial des Fusillés à Dijon, pour se poursuivre au Monument aux Morts aux allées du Parc, avant une messe à l'église Notre-Dame. 

c'est très compliqué pour nous de nous mettre à la place de la personne"

25 élèves de troisième du collège Henri Dunant se sont chargés du dépôt de gerbes de fleurs à l'issue de la cérémonie. Une d'entre elles l'a aussi ouverte par la lecture de la lettre de Missak Manouchian, un résistant du groupe MOI (Main d'Oeuvre Immigrée) d'origine arménienne à sa femme Mélinée. "On essaie de faire le texte le plus touchant que l'on peut, mais c'est très compliqué pour nous de nous mettre à la place de la personne, on n'est plus à la même époque, on ne vit plus la même vie", Lilie Pinte a 15 ans.

Lilie Pinte s'est portée volontaire pour lire la lettre d'un résistant : Missak Manoukian, mort fusillé en 1944.

Cet écart parfois entre la compréhension des jeunes et le devoir de mémoire que font vivre les anciens combattants, Jean-Paul Theurier, ancien parachutiste, le ressent régulièrement, notamment quand il se déplace dans les établissements scolaires "malheureusement, ils ne se sentent pas tous concernés, et certains confondent la volonté de paix et l'antimilitarisme".

Pas Anne-Laure, pour qui le devoir de mémoire est primordial : "il faut montrer que des jeunes ont envie de participer, de prendre part à ces commémorations, c'est très important de se rendre compte que le devoir de mémoire est bel et bien présent, ici en France, ailleurs, partout". Elle a lu l'ordre du jour n°9 du Maréchal de Lattre de Tassigny qui annonce à l'armée française la signature de la capitulation allemande le 8 mai 1945.

Anne-Laure Rivière en classe préparatoire au lycée Carnot de Dijon a lu l'ordre n°9 du Général de Tassigny.