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Société

Les dossiers du tribunal militaire allemand de Dijon numérisés par les archives départementales

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Par , France Bleu Bourgogne

Des documents inédits, des jugements et des dossiers personnels sont numérisés aux archives départementales. Au total, 89 affaires jugées par le tribunal militaire allemand de Dijon regorgent d'informations sur les résistants côte-d'oriens arrêtés entre 1940 et 1944.

Les jugements des tribunaux militaires allemands ont été numérisés.
Les jugements des tribunaux militaires allemands ont été numérisés. © Radio France - Marion Bargiacchi

Dijon, France

Redécouverts il y a deux ans lors du classement des archives des services secrets français, ces dossiers sont une mine d'or car nombreuses sont les familles à chercher la trace de leurs ancêtres. Permettre de retracer le parcours des Côte-d'oriens arrêtés par les allemands, c'est l'objectif pour Edouard Bouyé, le directeur des archives départementales :  "À partir du moment où ils étaient raflés par les allemands, sous main de justice allemande et jusqu'au moment où ils sont déportés ou envoyé au poteau dans le pire des cas, ce qui malheureusement arrivait très souvent, ils disparaissent des écrans radars familiaux, de l'administration française de Vichy. On va retracer les derniers mois, savoir ce qu'il s'est passé, les procédures...

Alors naturellement, ces papiers ne sont pas éclaboussés du sang des tortures. Ce sont des documents précieux du point de vue de la mémoire familiale, de l'émotion aussi.
- Édouard Bouyé, directeur des archives départementales de la Côte-d'Or

C'est un appel que je lance aux familles, je voudrais leur dire que nous avons fait ça aussi pour elle et qu'elles sont les bienvenues aux archives départementales pour découvrir ces documents."

Le scanner "géant" qui a servi à numériser les documents vieux de 70 ans. - Radio France
Le scanner "géant" qui a servi à numériser les documents vieux de 70 ans. © Radio France - Marion Bargiacchi

Un nouvel espoir pour les descendants

"C'est tout à fait normal qu'une famille ait besoin de savoir. C'est une véritable souffrance de ne pas savoir et puis aussi un besoin de transmettre". Brigitte Tardivon dirige l'office national des anciens combattants et victimes de la guerre. Chaque jour, une nouvelle famille vient lui demander de l'aide. Pour transmettre à ses enfants, à ses petits-enfants l'histoire de la famille. Savoir d'où l'on vient. Les "Grund", les motifs des jugements numérisés, regorgent d'informations :  "Un véritable CV du résistant, on apprend beaucoup de choses sur les engagements syndicaux d'avant-guerre, politiques, sur la religion, la vie de la famille, qui il a rencontré..." explique Michel Blondan, historien et spécialiste de la résistance en Bourgogne.

Des informations intimes, douloureuses mais nécessaires pour éclairer les descendants comme l'explique Frédéric Quéguineur, responsable des archives des services secrets français :  "Il est fait mention de condamnation à mort parfois, et on peut retrouver les derniers documents, les dernières traces de vie d'une personne. Du coup pour les familles c'est un plus : ils auront enfin une partie de la vérité sur ce qui est arrivé à ses résistants lors de la Seconde Guerre Mondiale."

Michel Blondan dans la salle de lecture des archives départementales de Dijon. - Radio France
Michel Blondan dans la salle de lecture des archives départementales de Dijon. © Radio France - Marion Bargiacchi

Les archives sont disponibles en salle de lecture (pas sur internet), du lundi au vendredi de 8h30 à 17h. Une équipe d'accueil vous montrera la fonctionnement de la base de données et peut vous aider à consulter les bons documents. Seul bémol : la majeure partie des documents sont en allemands. Mieux vaut être accompagné de quelqu'un connaissant la langue de Goethe.

Michel Blondan raconte l'histoire du 1er fusillé de Côte-d'Or : Paul Frizot

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