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Société

Les éleveurs de Vaucluse dépités par le comité Loup

mardi 24 avril 2018 à 18:03 Par Philippe Paupert, France Bleu Vaucluse

Le comité Loup de Vaucluse a reconnu 15 attaques de loup en Vaucluse l'an passé. Le comité ne s'était plus réuni depuis 2013. L'État continue de défendre l'animal protégé et d'indemniser les éleveurs de moutons. Les agriculteurs sont dépités et redoutent la fin de l'élevage.

Le photographe Cyril Boyer-Joly a réalisé un des rares clichés de loup sur le Ventoux en pleine chasse au mouflon
Le photographe Cyril Boyer-Joly a réalisé un des rares clichés de loup sur le Ventoux en pleine chasse au mouflon - Cyril Boyer-Joly

Ventoux, Brantes, France

Le comité Loup de Vaucluse s'est réuni pour la première fois depuis 2013 pendant près de trois heures à la préfecture de Vaucluse mardi avec les représentants de l'Etat, les défenseurs de l'environnement et les agriculteurs. La préfecture a reconnu 15 attaques de loups en 2017 en Vaucluse . 

Compliqué de tirer un loup dans les bois du Ventoux

La réunion a déçu le monde agricole. La Coordination rurale de Vaucluse reconnait qu'il sera "plus facile d'obtenir une autorisation de tir : le berger pourra la demander. On pourra aussi être aidé par les chasseurs. Il y a une volonté de protection mais ce n'est pas suffisant", estime Jean Daveri.  La Coordination rurale considère que "c'est une aberration totale que de tolérer des loups dans le Ventoux. Ils ont déjà dévoré les mouflons. Le territoire ne le permet plus et ça, l'État ne veut pas l'entendre".

Le plan loup n'est pas adapté au Ventoux selon Serge Jossier, éleveur à Viens et membre de la Confédération paysanne, car "en zone forestière on a peu de possibilité pour se défendre. Ce qu'on nous propose, ce sont des tirs quand c'est possible mais concrètement ces tirs sont compliqués"

Serge Jossier Confédération Paysanne "Les tirs qu'on nous propose sont compliqués sur le Ventoux"

Un loup coûte 100.000 euros au contribuable en indemnisation de troupeaux

À la Bastide-des-Jourdans, le représentant de la FDSEA Dominique Raymond ne croit plus aux tirs du plan loup . Il a connu des attaques pendant l'estive dans le Mercantour : "Quand on demande au préfet, faut pas être pressé... Tu as l'autorisation de tirer quand l'été est passé, que t'as remis les brebis à l'intérieur. Quand tu dors pas tranquille, c'est invivable."  Cet éleveur ajoute qu'il "ne se met plus en colère : on est dépités". Au cours du comité Loup, il s'est étonné que l'Etat demande "que les éleveurs soient rentables et que de l'autre côté on nous mette des loups qui nous tuent de animaux"

Le MODEF de Vaucluse a calculé qu'un "loup coûte environ 100.000 euros par an au contribuable. L'installation d'un jeune agriculteur, ce sont des aides entre 12.000 et 15.000 euros". Gilles Bernard du MODEF critique les mesures pour "acheter des clôtures ou nourrir des chiens patou : le résultat est proche du néant". 

L'Office de la chasse et de la faune sauvage a constaté en 2017 la présence régulière du loup à Aurel, Sault et Bedoin. Le loup est aussi  occasionnellement à Brantes, Savoillan,  Rustrel, Gordes, Flassan et Blauvac.

Gilles Bernard MODEF "les 100 000 euros que coûte un loup seraient mieux employés pour l'installation d'un agriculteur"