Société

Les élus bretons divisés sur la question de la réunification de la Bretagne historique

Par Valérie Le Nigen, France Bleu Breizh Izel jeudi 17 avril 2014 à 17:23

MEA Drapeau Breton 300px
MEA Drapeau Breton 300px © Radio France

Samedi, les partisans d'une Bretagne réunifiée manifesteront à Nantes. Ils ont l'espoir de voir aboutir leur projet après le discours de politique général du premier ministre Manuel Valls qui propose une diminution du nombre de régions en France. En Bretagne, les avis sont partagés. Surtout au parti socialiste.

 

Certes, Jean Yves Le Drian, ministre de la Défense et ancien président du conseil régional est pour. L'actuel président du conseil régional Pierre Massiot également. Le député finistérien Jean Jacques Urvoas, président de la commission des lois à l'Assemblée Nationale, porteur de l'idée d'une Assemblée de Bretagne est également favorable à une Bretagne à cinq départements. il sera d'ailleurs présent à Nantes à la manifestation. Mais Jacques Auxiette, président de la région Pays de Loire est contre. Les présidents socialistes des conseils généraux du Finistère et des Cotes d'Armor, Pierre Maille et Claudy Lebreton freinnent discrètement des quatre pieds, en exprimant leur intéret pour une région grand ouest. Marylise Le Branchu,  est muette sur la question depuis qu'elle est  ministre de la réforme de l'Etat et de la décentralisation.

A droite, l'entousiasme est plus génralisé . Peut etre parceque la question est une épine dans le pied des socialistes. Peut etre parcequ'ils surfent sur l'intéret ressuscité par le mouvement des bonnets rouges pour ce dossier. Bernadette Malgorn, chef de file de la droite et du centre à la région, le député Marc Le Fur, le président du conseil général du Morbiha, François Goulard, ou encore Michel Cannevet, le porte parole de l'opposition au département, ont pris position recemment pour affirmer ou réaffirmer leur soutien à une réunification. 

Le Finistère pourrait il y laisser des plumes ?

C'est l'argument prinicipal développé en coulisse par les opposants à la réunification. Ils s'expriment discrètement, comme si cette position était politiquement incorrect actuellement. Ils craingnent que l'ouest de la Bretagne ne fasse pas le poid face à deux métropoles à l'Est : Nantes et Rennes. Les partisans de la Bretagne réunifiée estiment au contraire que la Bretagne à intéret à récupérer le port de Nantes pour assoir ses activités maritimes et que le débat autour du TGV serait plus facile à négocier avec Nantes dans la même région. Les opposants expriment aussi souvent des craintes d'un renouveau des mouvements identitaires.