Culture – Loisirs

Les Enfoirés à Toulouse : "Un phare qui éclaire les Restos du Cœur", selon Véronique Colucci

Par Magalie Lacombe, France Bleu Toulouse et France Bleu mercredi 18 janvier 2017 à 8:43 Mis à jour le mercredi 18 janvier 2017 à 10:05

Véronique Colucci, administratrice de la première heure des Restos du Coeur
Véronique Colucci, administratrice de la première heure des Restos du Coeur © Maxppp - Maxppp

Les Enfoirés donnent leurs sept concerts, à partir de ce mercredi soir, au Zénith de Toulouse pour leur spectacle annuel au profit de l'association des Restos du Cœur.

La campagne dernière des Enfoirés a apporté 23 millions d'euros aux Restos du Cœur et surtout "une chaleur humaine unique et une façon de montrer que dans l'adversité, on peut compter sur eux", précise Véronique Colucci, administratrice de l'association .

Ils ont énormément d'humour, énormément de chaleur humaine. Tous ces éléments sont très bienfaisants pour tout le monde : autant les spectateurs que ceux qui verront le spectacle à la télé, que les personnes pour qui directement ces organisations de concerts sont faites - Véronique Colucci, invitée de France Bleu Toulouse

L'association Les Restos du Cœur existe depuis 31 ans. Pour Véronique Colucci, "tant qu'il y a de la misère et comme en ce moment on la dénombre énormément et que les conditions climatiques ne sont pas idéales, si on a une quelconque conscience, ça nécessitait de continuer".

L'interview de Véronique Colucci diffusée ce mercredi matin sur France Bleu Toulouse

Magalie Lacombe : Les Restos du Cœur ont besoin de quoi ?

Véronique Colucci : Le spectacle des Enfoirés est un magnifique phare qui éclaire notre association et qui amène énormément de spectateurs et de donateurs très souvent. On a besoin d'argent et de toutes sortes de moyens mécaniques, des véhicules, des lieux de stockage, de distribution. Parfois, c'est difficile, parfois, c'est peu chauffé ou au contraire peu aéré. On est toujours sur le pont pour permettre d'accueillir le maximum de personnes d'une façon très décente.

Est-ce que c'est plus dur de recruter des bénévoles aujourd'hui ?

C'est peut-être plus difficile aujourd'hui que ça ne l'était au tout début. Mais peut-être aussi faudrait-il parfois laisser davantage d'espace aux jeunes qui ne trouvent pas toujours les horaires idoines. Il faudrait leur ménager des plages pour qu'ils puissent également être bénévoles. Ça arrangerait tout le monde.

Sans Jean-Jacques Goldman, l'association aurait sans doute périclité

Jean-Jacques Goldman et les Enfoirés, c'est fini. C'est une page qui se tourne.

Il a été présent pendant 30 ans. Il s'est occupé dès le début, à partir du moment où on avait besoin de lui, il était là. Et pas seulement pour des chansons ou des spectacles, mais également quand une loi avait du mal à passer. S'il n'avait pas été là, l'association aurait sans doute périclité. Il n'est parti qu'au moment où il a senti que de nouveaux éléments étant venus, il pouvait s'en aller tranquillement. On le remercie pour tout ce qu'il a fait. On n'a pas voulu insister ou laisser parler nos cœurs en disant "reviens, reviens". Il est tranquille, il a toutes ses activités artistiques. On lui fout la paix.

Les concerts des Enfoirés se déroulent du mercredi 18 janvier au lundi 23 janvier, au Zénith de Toulouse. Pour l'occasion, Tisséo prolonge ses horaires de tram T1 et T2 pour desservir la salle de concerts. Et pour un premier apercu : "Juste une p'tite chanson", le nouvel hymne des Enfoirés.