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Les établissements scolaires de la région de Toulouse sont-ils prêts pour la phase du 2 juin ?

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Ce jeudi après-midi le Premier ministre annonce les mesures prises pour la deuxième partie du déconfinement. On parle d'une augmentation de la capacité d'accueil des écoles ou de l'ouverture des lycées. Comment cela peut-il se passer en Midi-Pyrénées?

Une salle de classe de Muret aménagée depuis le Covid Une salle de classe de Muret aménagée depuis le Covid
Une salle de classe de Muret aménagée depuis le Covid © Radio France - Julien Balidas

L'après 2 juin, c'est le thème de la conférence de presse du Premier ministre ce jeudi 28 mai. Edouard Philippe fixera le cap pour les restaurants, la règle des 100 km, les salles de spectacles mais aussi pour la capacité d'accueil des élèves du primaire au lycée.

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Une nouvelle jauge d'accueil dans les écoles.

La consigne passe dans les écoles primaires de l’académie de Toulouse d’augmenter la jauge à 15 élèves par classe dès mardi prochain. Jusqu'à présent cet accueil s'établit en fonction de l'espace dans les écoles ou, à Toulouse, pas plus de 45 enfants par groupe scolaire. Mais cet objectif de 15 élèves comme en collège, reste soumis à plusieurs paramètres. Le volontariat des parents d'abord et surtout ce sera 15 élèves "dans la mesure où c’est possible !" rappelle-t-on au rectorat. En clair, dans les classes où les 4m² de distance entre élève sont maintenables et où il y a le personnel suffisant pour faire cours et pour nettoyer. Tout ça se décide entre chaque municipalité et chaque directeur.

Toujours selon le rectorat de plus en plus de parents demandent à remettre leurs enfants à l'école ou au collège en juin dans l’académie de Toulouse. Mais il ne faut pas s’attendre à un retour à la normale. Il y aura toujours des rotations, toujours un emploi du temps partiel et de l’école à la maison. 

En revanche la nouveauté, c’est que certains élèves qui n’ont pas de place en classe pourraient être pris en charge par des associations sportives ou culturelles : le recteur a commencé à signer des conventions dans le Lot ou à Arrau dans les Hautes-Pyrénées. C'est le projet 2S2C (sports, santé, culture, civisme) très décrié par les syndicats qui accusent l'Education nationale de vouloir externaliser des enseignements.

Première phase d'ouverture plutôt réussie 

De l'avis des syndicats, la première phase d'ouverture des classes s'est plutôt bien passé. Même si la FSU continue de demander à faire tester tous les personnels pour éviter les épisodes de la maternelle Renan à Toulouse ou de Fenouillet par exemple. Dans le secondaire : "__Ouf on y est arrivé grâce à des efforts sur-humains et même si on a eu les protocoles à la dernière minute" souffle Christelle Kauffmann secrétaire académique du syndicat des personnels de direction le SPDEN.  Mais elle prévient que l'accueil des 4e et des 3e n'aura probablement pas lieu "dès le 2 juin, plutôt à partir du 2 juin! On n'a pas de baguette magique, il nous faut recenser les élèves et faire l'état des lieux des salles et des moyens. C'est pas tous les niveaux à tout prix mais chaque collège fera comme il peut en suivant le protocole"

Rouvrir les lycées. Pas si facile... 

Ce jeudi, le Premier ministre pourrait aussi annoncer la réouverture des lycées. Depuis la remise à plat des épreuves du bac, la question est en suspend. Mais là encore, Christelle Kauffmann se montre prudente. Le SPDEN prône le libre choix des lycées surtout pour les lycées professionnels : "Ca risque d'être un empêchement majeur__. Tous les ateliers ne sont pas adaptés, il y a des contraintes telles de nettoyage et de protection que peut-être qu'on ne pourra pas suivre les directives et ça nous inquiète"

Il faut tout mener de front et si on doit organiser des centre d'examens cela va rendre impossible le retour des élèves. Christelle Kauffmann

Autre source d'inquiétude : les résultats du bac "la remontée des notes est prévue le 15 juin mais on n'a pas d'information" s'inquiète la co-secrétaire académique du SPDEN. Reste enfin la maintien de l'oral de Français, le ministre Jean-Michel Blanquer consulte à ce sujet mais il n'a pas tranché. Pour Christelle Kauffmann c'est la donnée de plus et peut-être de trop : "il faut tout mener de front. Si on doit aussi organiser les centres d'examen pour les oraux de Français cela va rendre impossible le retour des élèves, il faut bien le reconnaître".

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Inquiétudes aussi à la FSU, un des principaux syndicats d’enseignants. Sylvain Lagarde, co-secrétaire en Occitanie, est perplexe sur la réouverture des lycées : "Un lycée est un gros établissement, la mise en place du protocole sanitaire est quelque chose de très contraignant [...] or aujourd'hui on a pas de priorités annoncées par rapport aux élèves qui seraient censés rentrer dans les établissements donc tout ça complique la tâche des acteurs de terrain".

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