Société

Les étudiants mobilisés contre "la pénurie budgétaire" dans les universités

France Bleu jeudi 5 mars 2015 à 11:06

L'une des photos publiées sur le tumblr "Ruines d'universités"
L'une des photos publiées sur le tumblr "Ruines d'universités" © http://universiteenruines.tumblr.com/

Ce jeudi, l'Unef, premier syndicat étudiant, appelle les étudiants à se mobiliser pour réclamer un plan de financement en faveur des universités. Le syndicat dénonce les difficultés financières des établissements, qui impliquent des suppressions de postes d'enseignants et des retards de rénovation des locaux.

"Les étudiants sont les premières victimes " des difficultés financières des universités : c'est pour cette raison que l'Unef appelle les étudiants à se mobiliser, ce jeudi, contre les restrictions budgétaires et pour la mise en place d'un plan de financement du ministère de l'Enseignement supérieur. 

Un investissement d'urgence de 200 millions d'euros

Une mobilisation qui intervient alors que le ministère doit préciser dans les semaines à venir les dotations des universités pour l'année en cours, avec un objectif imposé par Bercy : économiser 100 millions d'euros . En décembre dernier, le président de la République avait rétabli un crédit de 70 millions d'euros dont les députés avaient voté la suppression dans le budget 2015, mais les universitaires avaient jugé ce geste insuffisant.

L'Unef réclame un "investissement d'urgence de 200 millions d'euros ", qui pourrait passer par "une réorientation des moyens du Crédit d'Impôt Recherche et du Grand Emprunt " , pour endiguer une "dégradation des conditions d'étude ". 

"Pour équilibrer leur budget, les universités sont contraintes de supprimer des postes d'enseignants, de diminuer l'encadrement des étudiants, de repousser la rénovation des locaux délabrés". — Communiqué de l'Unef

L'Université Paris Sud en grève

Ce jeudi également, les professeurs de l'université d'Orsay - Paris Sud sont aussi mobilisés. Après avoir fait une "grève des notes", ils entendent dénoncer une situation "grave" selon eux : "Environ 75 postes d'enseigants-chercheurs seront supprimés sur l'ensemble de l'université ". Ils demandent une rallonge de 3,2 millions d'euros par an , nécessaire selon eux pour aider l'université. Ils doivent se réunir à 11h30 devant les locaux de l'établissement, avant de partir vers le ministère de l'Enseignement supérieur.