Société

Les femmes de ménage du Nord Franche-Comté ont leur propre syndicat

Par Rebecca Gil, France Bleu Belfort-Montbéliard vendredi 20 mars 2015 à 6:00

Un nouveau syndicat pour les femmes de ménage Nord Franc-Comtoises
Un nouveau syndicat pour les femmes de ménage Nord Franc-Comtoises © Radio France - Rebecca Gil

Les femmes de ménage du Nord Franche-Comté ont décidé de se rassembler au sein d'un syndicat, pour dénoncer des conditions de travail dégradées et parfois dégradantes. Elles sont aujourd'hui bien déterminées à faire changer les choses, et à défendre leurs droits.

Elles sont bien décidées à se faire entendre: les femmes de ménages (récemment renommées techniciennes de surface) du Nord Franche-Comté ont fait appel à la CGT pour la création de leur propre syndicat .

Un personnel qui souffre

Une création devenue nécessaire pour Sabine Verdant, secrétaire générale de l'Union départementale CGT. Depuis quelques années, elle reçoit de plus en plus de salariés issus d'entreprises de nettoyage, en recherche de conseils ou tout simplement d'écoute lorsqu'ils se retrouvent dans des situations préjudiciables. "Elles se retrouvent bien souvent seules dans les entreprises, isolées de leurs collègues. Se retrouver unies grâce à un seul et même syndicat était devenu primordial"

 

Syndic femmes de ménage SON

"Nous sommes considérées comme des esclaves"

"Ce qui est frappant dans notre métier, et qui ne s'arrange pas avec le temps c'est le manque de reconnaissance, de respect parfois" , confie Nathalie. Et cela est vrai aussi bien chez les patrons des entreprises dans lesquelles elle travaille, mais aussi chez les salariés. "Parfois, l'un deux fait tomber un stylo et ne le ramasse même pas, sous prétexte que c'est le boulot de la femme de ménage".

BOB 3 Syndic femmes de ménage

 

Travailler plus avec moins d'heures de travail

La rentabilité est devenue également la priorité des patrons, qui n'hésitent pas à donner autant, voire plus de travail avec un nombre d'heures réduit pour l'effectuer. Avec 34 ans de métier au compteur, Nadine ne peut pas dire qu'elle aime encore son travail.

 

Aujourd'hui, elles sont déterminées à se battre mais surtout à se défendre pour leurs droits

 

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