Société

Les femmes en Lorraine ont un salaire inférieur de 16,3% aux hommes

Par Rachel Noël, France Bleu Lorraine Nord lundi 7 novembre 2016 à 8:49

Les écarts de rémunération entre les hommes et les femmes sont de 15% en moyenne en France.
Les écarts de rémunération entre les hommes et les femmes sont de 15% en moyenne en France. © Maxppp - Olivier Corsan

Ce lundi 7 novembre à 16h34, le collectif féministe Les Glorieuses appelle les femmes à s'arrêter de travailler. Selon l'institut européen de la statistique Eurostat, l'écart de rémunération entre les hommes et les femmes est de 15% en France.

Selon l'Insee, en 2013, les Lorraines avaient un salaire inférieur de 16,3 % à celui des hommes, ce qui est un peu plus important que l'écart en France. Selon l'institut européen de la statistique Eurostat, l'écart de rémunération entre les hommes et les femmes est de 15% en France. Cela correspond à 38,2 jours de travail. Pour les femmes, c'est donc comme si, à partir de ce lundi 16h34, à qualification égale, elles travaillaient bénévolement.

Des écarts de rémunération qui varient selon les domaines

Les écarts sont beaucoup plus importants pour les cadres (20%) que pour les ouvriers (11%). Mais le salaire n’est que le reflet d’autres inégalités qui vont des études au mode de partage des tâches dans le couple.

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Des femmes qui s'affichent pour dénoncer les inégalités salariales

A Metz, l'action du collectif les Glorieuses sera relayée sur le campus de l'université du Saulcy. A 16h34, étudiants, étudiantes et enseignants sortiront des amphis et brandiront des pancartes pour dénoncer cet état de fait. Sabrina Sinagaglia Amadio est la représentante de ce collectif en Moselle. Elle est aussi maîtresse de conférence à l'université de lorraine, où elle a mené des études sur la question des genres. Et les salaires, ce n'est qu'un petit bout des inégalités : "Les inégalités salariales, c’est le sommet de l’Iceberg. Si on construit un goût identique pour les filles et les garçons pour des métiers mieux valorisés financièrement et socialement, qu’on a cette égalité de sensibilisation entre femmes et hommes à la réussite, on va pouvoir rééquilibrer les choses entre femmes et hommes"

Pour elle, dire que cette lutte est une lubie de féministe, la fait sourire.

"Il y a des résistances bien ancrées. Pour que les femmes puissent être à égalité, il va peut-être falloir que des hommes cèdent certaines places et ça peut être vécu comme une violence. C’est pour cela que c’est difficile"