Société

Les garagistes devront proposer des pièces détachées d'occasion au 1er janvier

Par Gildas Menguy et Germain Treille, France Bleu Mayenne et France Bleu mercredi 28 décembre 2016 à 7:00

Un garage automobile (Illustration)
Un garage automobile (Illustration) © Radio France

Dans les garages mayennais et partout ailleurs, à partir de janvier 2017, des pièces de réemploi pourront remplacer, le cas échéant, des pièces neuves pour l'entretien ou la réparation des voitures.

C'est l'une des nouveautés de la nouvelle année. Le décret, publié en mai dernier dans le cadre de la Loi sur la Transition Energétique, prend effet dimanche 1er janvier 2017. Le but est de permettre aux clients de faire des économies. Les consommateurs auront le dernier mot dans cette histoire. Ils pourront en faire la demande eux-mêmes ou bien encore si leurs garagistes le leur proposent ils pourront toujours refuser.

Attention, cela dit, ça ne concerne pas toutes les pièces pour l'entretien ou la réparation de votre véhicule. Il s'agit surtout de certaines pièces de carrosserie, mécaniques ou électroniques ou des optiques. Les éléments d'occasion proviendront de centres de traitement de véhicules hors d'usage. Les professionnels se montrent prudents quant à l'application de cette mesure. C'est le cas de ce concessionnaire mayennais : "Nous on travaille pour un constructeur et on a des clauses à respecter avec une charte de qualité. Dans tous les cas, il faudra que ça passe par une sélection de pièces avec une grande rigueur afin que le client ne se sente pas lésé. Donc, pour l'instant, on a tendance à privilégier soit des pièces neuves d'origine soit des pièces "deuxième monte" avec toutes les garanties nécessaires".

Dans de nombreux garages, toutes marques confondues, le fait de proposer des pièces d'occasion est une démarche qui existe depuis déjà des années explique ce garagiste lavallois : "on diminue comme çà de près de la moitié la facture du client. En fait c'est déjà rentré dans les coutumes des consommateurs".

D'autres changements en matière automobile sont prévus au 1er janvier 2017. Citons notamment l'interdiction du sur-teintage des vitres avant des voitures sous peine d'une amende de 135 euros et un retrait de 3 points sur le permis.