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Société DOSSIER : Mouvement des "gilets jaunes"

Les gilets jaunes adressent une lettre ouverte à Emmanuel Macron et annoncent de nouvelles manifestations

- Mis à jour le -
Par , France Bleu

Le groupe de gilets jaunes "La France en colère", très suivi sur Facebook, publie une lettre ouverte au président Emmanuel Macron, lui demandant de les recevoir à l'Elysée. Ce groupe refuse de participer au grand débat national lancé par l'exécutif et annonce de nouvelles manifestations ce samedi.

Des gilets jaunes à Toulouse, le 29 décembre dernier.
Des gilets jaunes à Toulouse, le 29 décembre dernier. © AFP - PASCAL PAVANI

Alors qu'Eric Drouet, l'une des figures du mouvement, est sorti de sa garde à vue jeudi après-midi, les "gilets jaunes" adressent une lettre ouverte à Emmanuel Macron, lui demandant de les recevoir à l'Elysée. Ils annoncent aussi de nouvelles manifestations samedi, à Paris et  dans plusieurs villes de France. 

Une réponse aux vœux du Président 

Le groupe Facebook de "gilets jaunes" "La France en colère", qui refuse de participer au grand débat national annoncé par Emmanuel Macron, a publié ce jeudi sur sa page Facebook une lettre ouverte adressée à Emmanuel Macron. Elle se présente comme une réponse aux vœux télévisés d'Emmanuel Macron. 

"Commencer les discussions autour de la reprise de souveraineté du peuple" 

Dans cette lettre, le groupe demande la nomination d'une "personnalité respectable" pour "commencer les discussions autour de la reprise de souveraineté du peuple".  "Trouvez donc une personnalité respectable qui n'ait pas été visée par des enquêtes judiciaires, qui n'ait été politisée en aucune façon, qui n'ait pas été l'objet de polémiques et qui soit sans reproches et non corrompue par le système financier", détaille ce collectif, lancé par Éric Drouet et Priscillia Ludosky. 

Les gilets jaunes demandent une baisse des taxes sur les produits de première nécessité et la baisse des salaires des élus 

Les auteurs de la lettre estiment que le grand débat national est un "piège politique pour tenter de noyer le sujet qui terrifie" Emmanuel Macron selon eux : la mise en place du RIC, le référendum d'initiative citoyenne. Ils demandent également "la mise en place d'une baisse significative de toutes les taxes et impôts sur les produits de première nécessité" et "une baisse significative de toutes les rentes,salaires, privilèges et retraites courantes et future des élus et hauts fonctionnaires d'état".

"Nous irons plus loin" 

Mais le ton de cette lettre, très virulent, est aussi menaçant : "La colère va se transformer en haine si vous continuez, de votre piédestal, vous et vos semblables, à considérer le petit peuple comme des gueux, des sans dents, des gens qui ne sont rien", préviennent les auteurs. "Et, oui, nous irons plus loin", concluent-ils. La lettre sera lue ce samedi devant l'Hôtel de ville de Paris, lors de l'acte VIII du mouvement.

De nouveaux appel à manifester samedi 

La mobilisation des "gilets jaunes" a nettement décru ces dernières semaines, mais de nouveaux appels à manifester samedi sur "les places symboliques" à Paris, à Lyon, Bordeaux, Toulouse, Strasbourg, Besançon, Clermont-Ferrand ou Nice, ont été lancés ces derniers jours sur les réseaux sociaux. Dans la capitale, les "gilets jaunes" sont invités à se rassembler place de l'Hôtel de ville à 14h, avant de marcher jusqu'à l'Assemblée nationale.

Le ministère de l'Intérieur veut la "libération complète et définitive des espaces occupés"

Dans une note du ministère de l'Intérieur que franceinfo a pu consulter, Christophe Castaner demande par ailleurs aux préfets de "poursuivre leurs initatives opérationnelles jusqu'à la libération complète et définitive des espaces occupés", et vise les "entraves et les gênes à la circulation, notamment aux abords des ronds-points et des zones d'activité économiques, générées par des manifestants qui n'ont pas déclaré au préalable leurs actions".

Pour faire partir les manifestants du "domaine public routier", le ministre invite les préfets à prendre "toutes les mesures permettant [leur] départ dans les meilleurs délais", et notamment le recours aux "évacuations forcées, à la saisine de la justice ou aux contraventions de voirie, etc".