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Société DOSSIER : Mouvement des "gilets jaunes"

Menoncourt : les gilets jaunes remontés après le discours de Macron

mardi 27 novembre 2018 à 17:06 Par Nicolas Wilhelm, France Bleu Belfort-Montbéliard

Son discours était attendu. Au onzième jour du mouvement des «gilets jaunes», Emmanuel Macron a fixé ce mardi les grands axes de la politique énergétique du pays pour les dix prochaines années. Les gilets jaunes ont vite déchanté comme à Menoncourt.

C'est autour des smartphones branchés sur les chaînes info que les gilets jaunes de Menoncourt ont suivi l'intervention présidentielle
C'est autour des smartphones branchés sur les chaînes info que les gilets jaunes de Menoncourt ont suivi l'intervention présidentielle © Radio France - Nicolas Wilhelm

Menoncourt, France

Pour répondre à la contestation, le chef de l'Etat a proposé d'adapter la hausse des taxes du carburant à l'évolution des prix du pétrole afin de limiter l'impact de la fiscalité. Il souhaite aussi réduire la part du nucléaire pour la ramener à 50% en 2035 : la centrale de Fessenheim en Alsace elle fermera à l'été 2020. Emmanuel Macron a également annoncé la fermeture de l'ensemble des centrales à charbon d'ici 2022.

Rien de concret pour le porte monnaie des ouvriers

Les gilets jaunes de Menoncourt, une trentaine, qui ont suivi le discours du chef de l'Etat au rond point des Errues ont vite déchanté. Certains ont continué à filtrer la circulation quand d'autres regardaient le discours d'Emmanuel Macron sur leur téléphone. Les manifestants espéraient de vraies mesures pour les ouvriers comme une hausse du Smic ou une baisse de la TVA mais le chef de l'Etat n'a rien annoncé de concret pour le monde ouvrier.

S'il faut creuser des tranchées comme en 14-18, on le fera !

"On ne s'attendait pas à de l'empathie. C'est un écran de fumée, on nous jette des miettes d'une table au lieu de nous donner une part du gâteau. On sera dans la rue, on ne lâchera pas. S'il faut creuser des tranchées comme en 14-18, on le fera. Je suis pour qu'on récompense le travail, pas l'esclavage qu'ils nous font " commente Jérôme, gilet jaune et ouvrier dans une entreprise de l'Aéroparc de Fontaine. " Il va mettre le peuple encore plus en colère ce qui va permettre de mettre des actions encore plus costauds que notre présence. Jusqu'à maintenant nous sommes restés pacifistes, on le sera un peu moins à l'avenir" poursuit Sandra, la porte parole des gilets jaunes de Menoncourt.

A Menoncourt, le chef de l'Etat fait face aux irréductibles gaulois. - Radio France
A Menoncourt, le chef de l'Etat fait face aux irréductibles gaulois. © Radio France - Nicolas Wilhelm

Les gilets jaunes ont très vite rangé les téléphones avant de se réchauffer à la pause déjeuner autour d'une soupe à l'oignon pour digérer un discours présidentiel que beaucoup ont qualifié d'indigeste.