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Société DOSSIER : Mouvement des "gilets jaunes"

Les gilets jaunes des Landes pas convaincus par le discours d'Emmanuel Macron sur la transition écologique

mardi 27 novembre 2018 à 16:51 Par Frédéric Denis, France Bleu Gascogne

Les gilets jaunes des Landes sont toujours en colère après le discours du chef de l'Etat ce lundi à l'Elysée. Emmanuel Macron a réaffirmé qu'il ne reviendrait pas sur la hausse des taxes sur le prix des carburants, même s'il propose un ajustement de ces taxes aux fluctuations des prix du marché.

Une trentaine de gilets jaunes a écouté le discours du chef de l'Etat depuis le rond-point de Coumassotte à l'entrée de Mont-de-Marsan
Une trentaine de gilets jaunes a écouté le discours du chef de l'Etat depuis le rond-point de Coumassotte à l'entrée de Mont-de-Marsan © Radio France - Frédéric Denis

Mont-de-Marsan, France

Une trentaine de gilets jaunes landais a écouté le discours d'Emmanuel Macron sur la transition écologique ce matin depuis le rond-point de Coumassotte à l'entrée de Mont-de-Marsan. Personne ne s'attendait à de grandes annonces mais peut-être "quelques miettes".  

Quand le discours a commencé, les gilets jaunes se sont massés près d'une voiture rouge dont le propriétaire avait ouvert les portières et le coffre et poussé le son des haut-parleurs à fond pour que tout le monde entendent bien. 

Le maigre espoir d'une annonce positive a vite été déçu quand le chef de l'Etat a déclaré qu'il ne reviendrait pas sur la hausse des taxes sur le prix des carburants en expliquant : "On ne peut pas être le lundi pour l’environnement et le mardi contre l’augmentation des prix du carburant."

Il est franchement à côté de la plaque. Les Français savent très bien qu'il y a un problème écologique mondial mais le problème actuellement, c'est le pouvoir d'achat" Lara, une gilet jaune landaise

Les gilets jaunes réunis sur ce rond-point montois se disent tous pour participer à la transition écologique mais que le problème aujourd'hui, c'est un problème de pouvoir d'achat. Les gilets jaunes expliquent qu'"il faut des moyens pour être écolos". Beaucoup expliquent se battre aujourd'hui pour survivre : manger correctement, payer les charges tous les mois.

Gilet jaune sur la poitrine, Pat explique que tous les Français sont conscients aujourd'hui qu'il faut changer de mode de vie. Mais il rajoute que les salaires sont tellement bas que certains ont du mal à finir les fins de mois. Il parle de ces gilets jaunes qui le 15 ou le 10 du mois sont dans le rouge, appellent leurs banquiers pour leurs agios. "Comment peuvent-ils changer leurs chaudières ou leur voiture alors qu'ils ont déjà du mal à payer leur contrôle technique ?" s'interroge t-il en précisant qu'il fait partie de la classe moyenne.

"Tous les Français sont conscients qu'il faut changer de mode de vie. Mais comment faire quand on est dans le rouge le 15 du mois ?" interroge Pat, gilet jaune landais

L'annonce d'un dispositif pour ajuster la fiscalité des carburants aux fluctuations des prix du marché a également laissé perplexe. Même chose pour les sept à huit milliards d'investissement par an, "financés par les taxes sur les carburants", annoncé par le chef de l'Etat pour tripler d'ici 2030 le recours à l'éolien et multiplier par cinq le recours au photovoltaïque.

"Si le président de la République veut être audible, il doit doubler ou tripler les salaires et augmenter les retraites" selon Dominique, gilet jaune landais

"Il veut passer au tout électrique" décrypte Dominique en expliquant qu'actuellement, pour chauffer une maison, il y en a en moyenne pour 300€ par mois. Le gilet jaune landais prédit une augmentation du prix du kilowatt-heure et une augmentation de la facture énergie. Dominique explique que si le président de la République veut être audible, que tout change, il doit doubler ou tripler les salaires et augmenter les retraites, pas les baisser comme il le fait.

Le président de la République a aussi annoncé ce lundi lors de l'installation du haut conseil pour le climat "une grande concertation de terrain" sur la transition écologique à laquelle il souhaite que les gilets jaunes participent.

Dix jours après le début du mouvement des gilets jaunes, le sentiment général des manifestants rencontrés sur le rond-point de Coumassotte près de Mont-de-Marsan, c'est que le chef de l'Etat se préoccupe plus aujourd'hui du problème de la fin du monde que du problème des fins de mois.

Ce qu'il faut retenir du discours d'Emmanuel Macron en cliquant ici