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Société
Dossier : Mouvement des gilets jaunes

Les "gilets jaunes" du Nord Franche-Comté fêtent leur premier anniversaire

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Par , France Bleu Belfort-Montbéliard

Un an après, des "gilets jaunes" du Nord Franche-Comté résistent et poursuivent leur mobilisation contre le gouvernement pour demander de meilleures conditions de vie. Portrait.

Grégory et Christian se sont mobilisés avec leur gilet jaune dès le 17 novembre 2018.
Grégory et Christian se sont mobilisés avec leur gilet jaune dès le 17 novembre 2018. © Radio France - Adeline Divoux

Territoire de Belfort, France

Il y a un an, le 17 novembre 2018, les "gilets jaunes" se mobilisaient sur les ronds-points, partout en France. Un mouvement de contestation, sur fond de ras-le-bol général. Essence trop chère, la vie qui augmente et le pouvoir d'achat qui diminue. Un an après, beaucoup d'entre eux sont toujours dans la rue pour tenter de faire bouger les choses. 

Dans le Nord Franche-Comté, on se prépare à fêter le premier anniversaire du mouvement. Certains se rappellent d'ailleurs l'objet de leur mobilisation. "Je me bats pour notre pouvoir d'achat, mais je me rends compte qu'un après rien n'a changé de la part du gouvernement", souffle Stéphane, déménageur dans le Territoire de Belfort. Ce Belfortain de 46 ans ne regrette pas d'avoir porté le gilet jaune : "Si c'était à refaire, je recommencerais, c'est important d'essayer de faire bouger les choses."

Des amitiés qui se créent 

Pour ce "gilet jaune", le mouvement aura permis de tisser des liens. "Ce que je retiens de cette expérience, ce sont les amitiés qui se sont crées et cette alliance qu'il y a entre nous", sourit-il. "Cela fait toujours plaisir de rencontrer des gens qui ont la même envie que nous et qui en ont marre de tout", lance de son côté Grégory. 

Cela va même plus loin que de simples liens pour Christian, un habitant d'Offemont : "Nous sommes soudés, si quelqu'un a besoin d'un coup de main, on va lui donner, on s'aide." Ce quinquagénaire ajoute d'ailleurs : "Ce qui me fait revenir à chaque manifestation, c'est la solidarité qu'il y a entre nous, mais aussi l'ambiance."

Craintes pour l'avenir

Un an après, ces "gilets jaunes" n'ont pas reçu de réponses, ni de l'Etat, ni d'autres entités, pour que leur situation s'améliore. A 21 ans, Grégory peine à trouver un emploi. "Le Président nous dit qu'il suffit de traverser la route pour en trouver un, mais moi aujourd'hui je fais toutes les agences intérim et ça ne donne rien parce qu'on me dit que je n'ai pas assez d'expérience. Pourtant, je suis ouvert à tout", glisse ce jeune originaire de Chavanne en Haute-Saône. 

"Je vis encore chez mes parents, et même comme cela je n'arrive pas à m'en sortir", déplore Grégory. Il n'est pas le seul à s'inquiéter de son avenir. Christian partira à la retraite dans quelques années et craint de voir diminuer davantage sa pension d'ici là. "On se défend aussi pour les personnes qui sont dans la rue", ajoute l'employé communal d'Offemont. 

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