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Société
Dossier : Mouvement des gilets jaunes

Les gilets jaunes fêtent leur anniversaire à Alès

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Par , France Bleu Gard Lozère

Sur la place de l'Hôtel de Ville à Alès, les gilets jaunes, accompagnés de représentants du syndicat Force Ouvrière, se sont rassemblés ce dimanche pour souffler la première bougie du mouvement. Chansons, pique-nique, chorégraphies étaient au rendez-vous... même si le mouvement semble s'essouffler.

Les gilets jaunes à la fin de la manifestation dans les rues d'Alès
Les gilets jaunes à la fin de la manifestation dans les rues d'Alès © Radio France - Alexia Cappuccio

Alès, France

Les gilets jaunes n'étaient qu'une centaine à Alès, à avoir répondu à l'appel à la mobilisation pour cette journée anniversaire du mouvement, ce 17 novembre. L'ambiance était particulièrement festive et bruyante, sur fond de rugissements des engins des membres des "Motards cévenols solidaires des gilets jaunes", association montée pour l'occasion. 

Mais le bilan de la journée est mitigé. "Je m'attendais à voir plus de monde, regrette Julie, visiblement déçue. Je pensais que l'anniversaire allait mobiliser les gens qui avaient quitté les rond-points. On se fait beaucoup klaxonner, on sait qu'on nous soutient, mais les gens ne viennent pas." 

Les gilets jaunes de la première heure ont répondu présent

Mais la base du mouvement, ceux qui étaient là dès les premières manifestations, eux, sont toujours mobilisés. "On en a marre, rien n'a bougé, rien n'a changé. J'ai même reçu un courrier de Gérald Darmanin : je vais payer la redevance télévision, alors que ça n'était pas le cas avant à cause de mon âge et de ma petite retraite. Moi, je n'ai rien gagné du tout, je continue à perdre", explose Jean-Marc, en colère. 

Roger a 87 ans : "On n'est pas morts, malgré ce qu'on dit. J'ai encore du punch, moi !" rit-il. La marche qui a suivi la réunion devant l'Hôtel de Ville s'est déroulée dans le calme, au rythme des chants anti-Macron, avant de se disperser. 

Le futur du mouvement repose sur la mobilisation du 5 décembre

Si la plupart sont déçus de leur petit nombre, le futur du mouvement se jouera le 5 décembre prochain : gilets jaunes et syndicats appellent à une grève nationale reconductible, à investir la rue. "Tout le monde ne parle que de ça, dit Julie, pourtant réticente à rejoindre les cortèges tant les violences policières à l'encontre des gilets jaunes résonnent encore dans son esprit. J'ai plein d'espoir pour la suite, mais il faut que les gens nous rejoignent, qu'ils arrêtent de la fermer". 

Les revendications prioritaires de cette prochaine mobilisation : la réforme des retraites et de l'assurance chômage.

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