Société

Les habitants de Liginiac ne veulent pas de centre éducatif à leurs portes

Par Philippe Graziani, France Bleu Limousin lundi 29 août 2016 à 17:42

C'est à l'entrée du bourg que serait bâti le nouveau CER de Liginiac
C'est à l'entrée du bourg que serait bâti le nouveau CER de Liginiac © Radio France - Philippe Graziani

La MSA Service veut bâtir un nouveau Centre Educatif Fermé à Liginiac. Un projet contre lequel s'insurgent les habitants qui craignent les désagréments causés par les jeunes qui y seraient accueillis. Le maire a demandé le retrait du projet.

C'est à l''entrée principale du bourg. Une banderole indique l'endroit où la MSA Service veut construire son nouveau centre de près de 400 m2. Il s'agit pour la MSA de déménager en fait son CER qu'elle gère déjà à Liginiac, au lieu-dit Marèges, qui ne serait plus aux normes. Et c'est justement ce que reprochent les habitants au projet : il rapprocherait tous les désagréments causés déjà par l'actuel CER.

17 voitures abîmées dans la nuit

"Ce sont des délinquants multirécidivistes qui viennent au CER". Julie Destève résume ainsi les craintes des riverains du futur CER. La scierie qu'elle gère touche le terrain retenu par la MSA. "Ça se dit peu, mais il y a déjà souvent des problèmes avec les jeunes du centre, des vols, des dégradations" ajoute-t-elle. Ce que confirme Juncal Braz. Le garage automobile qu'elle possède est situé non loin de l'actuel CER. "Le 10 juin dans la nuit ils m'ont abîmé 17 voitures" assure-t-elle. Et d'ajouter que c'est "tout le cadre de vie dans le bourg qui pâtirait de la proximité du nouveau CER."

Vers un retrait du projet ?

Face au tollé provoqué par le projet, le maire de la commune Jean Valade a demandé à la MSA Service vendredi dernier de le retirer. Cette dernière devrait prendre selon nos informations une décision imminente. Que les habitants attendent de pied ferme. Ils précisent qu'ils s'y opposeront becs et ongles si le projet est maintenu. Julie Destève est même plus radicale. "Si je dois avoir des désagréments tous les jours ou toutes les semaines avec ces jeunes, un jour j'en aurai assez et peut-être que les 32 emplois de la scierie Destève iront ailleurs"

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