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Les habitants des parcelles autour du lac de Messein n'ont plus que trois jours pour quitter les lieux

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Par , France Bleu Sud Lorraine

Théoriquement, la dizaine de familles qui vit encore sur les parcelles autour du lac de Messein n'a plus que trois jours pour partir. Ordre de la préfecture de Meurthe-et-Moselle, qui a pris un arrêté en 2015 pour demander aux habitants de ces "cabanons" de quitter les lieux, classés zone inondable.

Philippe Martinez vit dans cette maison au bord du lac de Messein depuis 22 ans.
Philippe Martinez vit dans cette maison au bord du lac de Messein depuis 22 ans. © Radio France - Marie Roussel

Autour du lac de Messein, une dizaine de familles résident encore sur ces parcelles qui étaient autrefois des jardins ouvriers. Elles sont censées pourtant, théoriquement, quitter les lieux avant la fin du mois de juin. Ordre de la préfecture de Meurthe-et-Moselle, qui a pris en 2015 un arrêté préfectoral pour demander à tous les locataires de ces terrains de partir. La zone est effectivement classée inondable depuis 2002, et la potabilité de l'eau n'est pas assurée.

Un "crève-cœur"

La date arrive à échéance, mais Philippe Martinez, qui a bâti une maison de 92m2 sans permis de construire, ne comprend toujours pas pourquoi il doit laisser cette vie derrière lui. "Cela fait 22 ans que j'habite ici, je paye des impôts locaux et des impôts fonciers qui me reviennent à 780 euros. Plus la location de parcelle à 1400 euros. Si c'était quelque chose d'illégal, on n'encaisserait pas d'argent dessus".

"Ils sont taxés au titre d'un bâtiment classé comme résidence secondaire, répond Daniel Lagrange, le maire de Messein. Certes ils paient des impôts, mais qui n'ont rien à voir avec ce que les Messinois payent." L'élu travaille, en partenariat avec la préfecture de Meurthe-et-Moselle, le Département et les autres communes, à trouver des solutions de relogement pour chaque famille. "C'est vraiment du cas-par-cas, certains veulent des maisons, d'autres des appartements, on essaye de trouver dans le secteur parce qu'ils y tiennent."

Echanges vifs entre les Messinois qui doivent quitter leur parcelle et le maire.
Echanges vifs entre les Messinois qui doivent quitter leur parcelle et le maire. © Radio France - Marie Roussel

Entre-temps, le confinement et le coronavirus sont passés par là. Les recherches ont donc pris un peu de retard. Daniel Lagrange a donc écrit à l'Etat. Il lui a demandé un délai supplémentaire "pour que les départs se fassent dans les meilleures conditions possibles". Mais les habitants concernés sont loin d'être sereins à l'idée de s'en aller. Philippe Martinez et son épouse se voient proposer d'aller vivre dans un logement social. Hors de question pour ces Messinois, attachés à leur cadre de vie. "Vous voyez ce que j'ai ici ? En HLM je ne pourrai jamais supporter."

La préfecture n'a pas encore donné son feu vert concernant le délai demandé par la mairie. Les parcelles de Messein doivent disparaître avant la fin de l'année, d'ici le 31 décembre 2020.

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