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Les héros du confinement en Limousin : Olivier Guionnet, pompier à Limoges-Beaubreuil

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Par , France Bleu Limousin

Pendant ces vacances, nous dressons le portraits de héros du confinement de mars 2020 en Limousin. Ce lundi, nous donnons la parole à Olivier Guionnet, adjudant à la caserne de Limoges-Beaubreuil.

Les pompiers de Haute-Vienne ont constaté très peu d'interventions lors du premier confinement
Les pompiers de Haute-Vienne ont constaté très peu d'interventions lors du premier confinement © Radio France - Mickaël Chailloux

Il ne s'imaginait pas vivre un tel moment, lorsque ce soir-là, Olivier Guionnet allait dîner avec sa compagne au restaurant Le Vanteaux à Limoges. "A minuit, lorsque nous sommes sortis, _le chef nous a annoncé que nous étions les derniers clients, et qu'il fermait à cause du confinement._" A l'époque, tout le monde pensait que cela ne durerait que quelques semaines. Cela a finalement duré un peu plus. 

Les jours d'après, tout change à la caserne de Limoges-Beaubreuil, où l'adjudant Olivier Guionnet exerce ce métier de sapeur-pompier. L'expérimenté soldat du feu, dans le milieu depuis plus de 20 ans, constate beaucoup de changement. "C'est d'abord _beaucoup de procédures de protection, de décontamination des ambulances. Il faut nettoyer les véhicules et mettre des tenues appropriées_" explique-t-il. Mais ce qui le choque principalement, c'est la baisse drastique du nombre d'interventions : de 20, ils sont passés à trois seulement durant les mois de mars comme d'avril.  

"On attend l'intervention, on se demande ce qu'il se passe" 

Les "gens avaient peur de faire appel à nous"

Même encore aujourd'hui, avec le couvre-feu puis le confinement, les interventions nocturnes se font rares. "Tout juste, on intervient lors d'accidents avec des livreurs Uber Eats ou Deliveroo" constate, amer, le sapeur-pompier Limougeaud. La peur a peut-être perdu du terrain, contrairement au mois de mars ou d'avril dernier, où "les gens avaient tellement peur qu'ils ne faisaient pas appel à nous" se remémore Olivier Guionnet. 

De ce confinement, l'adjudant de cette caserne à Beaubreuil veut en sortir avec un message. Nous n'en sortirons peut-être pas indemnes, mais cette période difficile est à relativiser. "Personnellement, je ne peux pas dire que ma vie a été bouleversé. Certes, on ne va pas au cinéma, mais nous ne vivons pas à Alep ou Beyrouth. C'est ce que je dis à mes enfants, il y a plus grave"

Le soldat du feu a, depuis le confinement, bien remis sa combinaison, au service des autres. 

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