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Société DOSSIER : Centenaire de la Première Guerre mondiale

Les huit morts de la première guerre mondiale d'Assas ont encore des descendants

jeudi 8 novembre 2018 à 7:21 Par Pascale Viktory, France Bleu Hérault

Huit jeunes habitants du village d'Assas, au nord de Montpellier ne sont pas revenus de la première guerre mondiale, morts ou portés disparus. Tous ont encore des descendants qui vivent dans la commune .

le monument aux morts d' Assas (34)
le monument aux morts d' Assas (34) © Radio France - Pascale Viktory

Assas, France

Ils s'appelaient Louis lombard, Henri Berard, Gabriel Oziol, Jean Sauvaire, Alfred Pigières, Gaston Baumel, Jules Simon et Jules Brun. Ce sont les huit Assadins, les habitants d'Assas (Hérault) morts pendant la première guerre mondiale, et tous ont des descendants qui vivent aujourd'hui dans le village. Nicolas Dusfour, arrière-petit-neveu de Jean Sauvaire, a commencé un travail de mémoire pour qu'ils ne restent pas que des noms sur le monument aux morts.

Nicolas  Dusfour se doutait bien qu'il avait un lien avec Jean Sauvaire , un des noms inscrits sur le monument. C'est le nom de sa grand-mère. Elle est décédée mais son frère, le grand-oncle de Nicolas, vit à Assas. C'est le doyen du village, il a 96 ans et il s'appelle Jean Sauvaire, on lui a donné le prénom de son oncle mort à la guerre.  

C'est donc tout naturellement par lui qu'il a essayé d'en savoir plus, il a ensuite rencontré les autres anciennes familles d'Assas et en une demi journée, il a pu établir que les huit morts avaient des descendants directs ou indirects dans le village. 

Ils avaient entre 20 et 30 ans et trois d'entre eux étaient mariés et pères de famille 

C'est une histoire qui n'a pas vraiment été transmise : "On ne parlait pas des morts de la guerre, raconte Marie Jeanne Lombard. C'était comme ça et puis il y a ceux qui sont revenus blessés, mutilés, et ceux là on ne parle pas d'eux", ajoute celle qui est la mémoire du village. "Ce n'est pas tabou, mais c'était difficile d'en parler parce que c'étaient des enfants." Le plus jeune, Jules Brun, est mort à 20 ans .

Marie Caizergue a découvert qu 'elle avait un lien de parenté avec Louis Lombard et Gaston Baumel. Elle a entrepris des recherches et a retrouvé une photographie d'époque ou son père petit pose avec un de ses grands-oncles : "Tous les deux sont  portés disparus , alors des fois, je me dis : et si le soldat inconnu c’était un des deux ?"

"Ça permet de mettre des visages sur des noms."

Ce travail de mémoire, Nicolas Dusfour l'a fait aussi pour ses filles Juliette et Emilie : "Elles ont chanté la Marseillaise devant le monument aux morts, où il y a le nom de leur arrière-arrière-grand-oncle. Quand on va voir mon grand-oncle, c'est un lien direct, ce n'est pas que dans les livres d'histoire, c'est important de transmettre à nos enfants que cette guerre était horrible, qu'elle a fait 1,4 millions de morts."

" pour qu'ils ne soient pas que des noms sur le monument aux morts d' Assas

Nicolas Dusfour et ses filles , devant le nom de leur aieul Jean Sauvaire - Radio France
Nicolas Dusfour et ses filles , devant le nom de leur aieul Jean Sauvaire © Radio France - Pascale Viktory