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Société

Les infirmiers libéraux inquiets pour leurs retraites

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Par , France Bleu Isère

Apres les agents de la RATP vendredi c'est au tour des professions libérales de descendre dans la rue aujourd'hui lundi pour défendre leur retraites. Parmi les professions concernées, les infirmières et infirmiers qui font les visites à domicile.

photo d'illustration
photo d'illustration © Maxppp - Sebastien JARRY

Isère, France

La réforme des retraites que prépare le gouvernement et qui sera votée avant l'été prochain inquiète sérieusement les professions libérales, avocats, notaires, kinés, médecins, ou encore infirmiers libéraux.

Ces professions disposent en effet de leurs propres caisses de retraites et en organisent la gestion. Or, la future réforme prévoit une fusion de ces régimes particuliers, excédentaire, pour les intégrer au grand système universel à points, qui lui est en net déficit. Les professions libérales redoutent de devoir cotiser plus et de payer pour les autres afin de combler le déficit du régime général.

Pour Laurent Rougeaud, qui préside en Isère le syndicat national des infirmiers libéraux (un millier de professionnels dans le département) le projet de réforme tel qu'il a été présenté fait craindre une explosion des cotisations. "Jusqu'à présent, explique-t-il, le calcul des retraites était fait sur le résultat annuel de l'activité, avec la réforme ce calcul sera basé sur le chiffre d'affaire, ce qui pourrait donc entraîner des augmentations de 20 à 30 %. de cotisations pour des revenus qui eux resteraient stables, d'où une perte nette à la fin de chaque mois."

Autre sujet de colère, pour le SNIL : "Dans cette réforme la pénibilité n'est pas reconnue or nous allons devoir travailler deux ou trois ans de plus sans aucune reconnaissance."

une crise des vocations

La profession, déjà frappée de plein fouet par la hausse des prix de l'essence, n'a pas besoin de ça, explique Laurent Rougeaud. "Les infirmiers sillonnent les routes pour les visites à domicile, or il manque déjà du personnel, il y a une crise des vocations. En moyenne il y a sur la bassin grenoblois 10 infirmiers pour 10 000 habitants, sur la zone de la Bièvre on en compte 11.2 pour 10 000 habitants. Ce qui ne permet pas de répondre aux besoins des patients."

Laurent Rougeaud président du syndicat national des infirmiers libéraux

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