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Dossier : France Bleu partenaire des Restos du Cœur

Les "Jardins du cœur", l'autre combat des Restos du cœur

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Par , France Bleu Auxerre

La 36e campagne d'hiver des restos du cœur démarre aujourd'hui. A côté de la distribution alimentaire, les restos du cœur, c'est aussi un chantier d'insertion à Auxerre : "les jardins du cœur", qui emploie une dizaine de salariés pour des contrats de 6 à 24 mois.

16 à 18 salariés en insertion passent par les jardins du cœur chaque année.
16 à 18 salariés en insertion passent par les jardins du cœur chaque année. © Radio France - Delphine Martin

"Les Jardins du cœur" existent depuis plus de 20 ans à Auxerre. Claire Avisseau, la directrice de ce chantier d'insertion répond à nos questions, ce mardi, à l'occasion du lancement de la nouvelle saison d'hiver des Restos du cœur.

Claire Avisseau, la responsable des jardins du cœur à Auxerre

Qui sont les gens qui travaillent chez vous ? Quel est leur profil ?

Ce sont des personnes de toutes les tranches d'âge, qui sont très éloignées de l'emploi, qui ont eu un parcours très chaotique. Parfois se sont d'anciens bénéficiaires de restos du cœur. Avec eux, il faut reprendre les bases du travail dans une entreprise : venir tous les jours, téléphoner si on ne vient pas. Apprendre à travailler en équipe, parce que généralement, ce sont des personnes isolées et ce n'est pas forcément évidemment pour tout le monde. Et puis apprendre à suivre des consignes comme dans toute entreprise.

Au-delà de ce travail, vous proposez aussi un accompagnement, pour que ce contrat soit un véritable tremplin pour la suite, c'est ça ?

Absolument. Pendant leur contrat, on lève le plus possible tous les freins sociaux : problèmes de santé, de logement, problèmes administratifs, dossiers de surendettement... pour pouvoir après travailler sur le côté professionnel. Parce qu'on sait tous que quand on a trop de soucis dans notre vie personnelle, pour travailler, ce n'est pas évident, surtout quand on a eu une grosse rupture. Après, selon le profil des gens, on les aide à rechercher soit une formation, soit un travail.

Derrière tout ça, on le voit bien, il y a la reconquête de la confiance en soi, de l'estime de soi. Ce sont des gens qui ne croient plus en eux-mêmes ?

Tout à fait. Le but premier des jardins du cœur, ce n'est pas la production de légumes en tant que telle, mais c'est la remobilisation de la personne, faire en sorte qu'elle retrouve une place dans la société. Reprendre confiance en elle et retrouver une estime de soi.

Est-ce que ça marche ou est-ce qu'il y a parfois des échecs ?

Pour moi, ça marche, parce que même si une personne sort des jardins sans travail, parce qu'on sait tous que ce n'est pas évident. Elle s'est retrouvée, elle a repris confiance donc elle repart sur des bases plus solides pour son avenir après les jardins. Le maraîchage est un outil pour remettre les gens dans le monde du travail. Et on travaille sur le projet personnel de chacun. Je peux prendre l'exemple d'une personne qui est partie des jardins cette année et qui fait une formation pour devenir aide soignante.

Finalement, produire des fruits et des légumes, c'est presque un prétexte. Mais ils existent. Ca représente combien de légumes ?

Généralement, on produit environ six tonnes par an. L'année dernière, un peu moins à cause de la canicule qui a bloqué la croissance des légumes. Et tout cela reste aux restos et permet aux bénéficiaires d'avoir des produits frais pendant toute la saison. On a a peu très 70 jardins dans toute la France, donc sur tout le pays, ça fait pas mal de légumes.

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