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Société

Les journées de la SNSM, trois semaines après le naufrage des Sables-d'Olonne

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Par , France Bleu Loire Océan, France Bleu

Ce vendredi et ce samedi, ce sont les journées de la SNSM. Une grande collecte nationale pour financer les sauveteurs en mer, trois semaines après le naufrage aux Sables-Olonne qui a coûté la vie à trois d'entre eux.

Comme lors de l'hommage national (photo ci-dessus), le naufrage des sauveteurs de la SNSM des Sables-d'Olonne a provoqué beaucoup d’émotion
Comme lors de l'hommage national (photo ci-dessus), le naufrage des sauveteurs de la SNSM des Sables-d'Olonne a provoqué beaucoup d’émotion © Maxppp -

Vendée, France

Le naufrage de la vedette de la SNSM, aux Sables-d'Olonne, et la mort de trois sauveteurs ont fait prendre conscience à la fois de l'engagement bénévole des sauveteurs et des difficultés de financement de la SNSM. Ce vendredi et ce samedi, ce sont les journées de la SNSM pour collecter des dons et pouvoir, notamment, renouveler les 14 canots tout temps qui ont besoin de l'être en France.

"On savait qu'on aurait des dons, mais pas à ce point là. Ça va de 5 euros à 10.000 euros !"

Après le naufrage, l'association des femmes et des familles de marins de Vendée a lancé une collecte pour les familles des sauveteurs disparus et pour la SNSM. Et sa présidente, Florence Pineau, est surprise par l'afflux de dons : "on savait qu'on aurait des dons, mais pas à ce point là. Ça va de 5 euros à 10.000 euros ! Et les gens n'envoient pas juste un chèque, ils envoient aussi plein de petits mots, des dessins d'enfants, que nous sommes en train de rassembler pour les transmettre à la SNSM et aux familles. Les gens ont vraiment découvert que les sauveteurs ne sont que bénévoles".

Faire évoluer le financement de la SNSM

Et l'une des questions qui se posent, depuis le naufrage, c'est celle de la professionnalisation des sauveteurs. "Ce n'est pas à l'ordre du jour", répond Annick Billon, sénatrice de Vendée et membre de la mission d'information sur la sécurité en mer. Elle était l'invitée de France Bleu Loire Océan ce vendredi matin. 

À Noirmoutier, il manque 270.000 euros à la SNSM pour un nouveau bateau

En revanche, ce qu'il faut faire évoluer, c'est le financement de la SNSM. Actuellement, c'est 80% d'argent privé et 20% d'argent public. Et beaucoup de stations sont en difficulté pour renouveler leur matériel, notamment celle de Noirmoutier, à qui il manque 270.000 euros pour financer un nouveau bateau. "La SNSM assure des missions de services et c'est vrai que le financement qui vient de l'État est assez faible", reconnait Annick Billon. 

"La fiscalité sur les parcs éoliens pourrait générer deux millions d'euros pour les sauveteurs en mer"

Parmi les idées pour financer la SNSM, il y a une taxe sur le permis et l'assurance bateau. Un député communiste propose aussi de créer une contribution pour faire participer les plaisanciers. "Mais pourquoi seulement eux ?", demande la sénatrice de Vendée, plus favorable à ce que tout le monde de la mer soit appelé à financer le sauvetage en mer. "Il y a aussi la fiscalité qui sera engendrée par les parcs éoliens à partir du moment où ils seront en fonctionnement. Ça pourrait générer deux millions d'euros pour la SNSM".   

Annick Billon appelle aussi tous les usagers de la mer à la prudence. "C'est un espace de liberté mais avec des règles de prudence à respecter".