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Bac 2021 : les lycéens rennais reprennent leur mobilisation

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Par , France Bleu Armorique

Lundi 17 mai, les élèves des lycées Bréquigny, René Descartes et Victor et Hélène Basch ont filtré l'entrée de leurs établissements pour protester contre la tenue de certaines épreuves du baccalauréat.

Pendant l'assemblée générale des lycéens de Bréquigny à Rennes le 17 mai 2021
Pendant l'assemblée générale des lycéens de Bréquigny à Rennes le 17 mai 2021 © Radio France - Timour Ozturk

Après de premiers blocages la semaine dernière, les lycéens rennais reprennent leur mobilisation pour réclamer la seule prise en compte des notes du contrôle continu pour le baccalauréat. Les entrées des lycées Bréquigny, René Descartes et Victor et Hélène Basch ont été bloquées lundi matin. Les élèves de Bréquigny ont maintenu le blocus toute la journée, alors qu'à René Descartes, les cours ont repris vers 10 heures après une intervention de policiers pour libérer le passage. 

Le reportage de France Bleu Armorique

Devant la grille de leur lycée décorée de pancartes "Blanquer démission" et "Bac 2021 = avenir incertain", les lycéens de Bréquigny se sont réunis en assemblée générale une bonne partie de la matinée. Les élèves s'opposent à la tenue des épreuves du baccalauréat pour lesquels ils n'ont pas été assez préparés, comme l'estime Paul : "Il y a des camarades qui sont perdus en philo. Les profs n'ont plus le temps, ils doivent courir pour rattraper le programme. on a trop de retard."

Il y a des notions qui n'ont pas été vues. C'est juste infaisable. - Paul, un lycéen mobilisé

Les cours à distance, les fermetures de classes pour cas de coronavirus ont rythmé l'année scolaire. Mais pas partout de la même manière, il existe des inégalités entre lycées expliquent les jeunes mobilisés. Pendant l'assemblée générale, Fabienne enseignante en histoire-géographie et militante à Sud Éducation prend la parole pour soutenir ses élèves. Selon elle, maintenir absolument ces épreuves relève d'une volonté politique absurde : "Ce ministère veut faire passer sa réforme coûte que coûte malgré l’opposition qui s'exprime. La réforme Blanquer passe avant la crise du Covid. Il veut symboliquement que ce bac se fasse. Alors que ça n'a plus aucun sens."

Une intervention des policiers la semaine dernière très critiquée

À Bréquigny une première journée de mobilisation avait eu lieu lundi 10 mai. La police était alors entrée dans l'établissement pour empêcher les jeunes de maintenir un blocage de l'entrée de leur lycée. Une intervention qui a marqué élèves et professeurs. "Ils ont tiré des élèves, certains ont été traînés par terre. J'ai vu un policier attraper une élève par le cou et un autre nous viser avec un flash-ball au niveau de la tête pour nous intimider", raconte Camille, élève de première.

La bousculade a d'abord eu lieu devant le lycée, puis dans l'enceinte de l'établissement, ce qui est très rare souligne Servane, enseignante à Bréquigny : "Quand j'ai appris ça la première chose qui me soit venue à l'esprit c'est qu'un établissement scolaire doit être un sanctuaire. Si on veut casser un blocus on dialogue, on s'y prend de façon raisonnée mais pas par la force."

La police confirme être entrée dans l'enceinte du lycée sur la demande de la direction de l'établissement. Les policiers déplorent un agent blessé aux jambes par un projectile, et indiquent avoir entendu des slogans hostiles à la police.

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