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Société

Les maires des grandes villes demandent à l'Etat de s'occuper des quartiers populaires

vendredi 6 avril 2018 à 21:30 Par Viviane Le Guen, France Bleu

Les maires des grandes villes de France réunis ce vendredi à Dijon ont apporté leur soutien aux maires de banlieues désemparés par les coupes budgétaires. Dans un document, ils appellent le gouvernement à prendre des mesures concrètes en faveur des quartiers populaires.

Découragé par "le mépris de l’Etat" pour les banlieues, Stéphane Gatignon a démissionné de son mandat de maire de Sevran (Seine-Saint-Denis)
Découragé par "le mépris de l’Etat" pour les banlieues, Stéphane Gatignon a démissionné de son mandat de maire de Sevran (Seine-Saint-Denis) © AFP - Dominique Faget

Il est urgent que l'Etat prenne ses responsabilités et joue son rôle dans les quartiers en difficulté. C'est le sens de l'appel lancé ce vendredi à Dijon par France urbaine, association qui regroupe des agglomérations et des métropoles de France, et l’Assemblée des communautés de France (AdCF). Dans un document de quatre pages, baptisé "pacte de Dijon", les maires des grandes villes de France exhortent le gouvernement à agir en donnant "un nouveau souffle à la politique de la Ville".

"C’est intenable", Catherine Arenou

Depuis la démission, le 27 mars, de Stéphane Gatignon, maire de Sevran (Seine-Saint-Denis) découragé par "le mépris de l’Etat" pour les banlieues, de nombreux élus ont dénoncé l’abandon des quartiers populaires par le gouvernement et fait part de leur ras-le-bol. C'est le cas de Catherine Arenou maire (LR) Chanteloup-les-Vignes (Yvelines). 

L'incendie volontaire d'une école maternelle samedi 31 mars dans un quartier sensible de sa commune l'a poussé à sortir de sa réserve. "On n’a pas un sou et nous allons nous retrouver avec des frais supplémentaires. C’est intenable" avait-elle confié au Parisien.

Un système "épuisé"

Coupes budgétaires, gel des emplois aidés etc. : mi-octobre déjà, les élus de banlieues avaient fait entendre leur colère lors de la première édition des Etats généraux de la politique de la ville à Grigny. Jean-Louis Borloo, ancien ministre de la Ville et père du plan national de rénovation urbaine lancé après les émeutes de 2005 était présent, comme à Dijon. 

Emmanuel Macron l'a chargé mi-novembre de mettre en œuvre un plan de bataille pour les quartiers populaires et faire une série de propositions pour la mi-avril. Le "pacte de Dijon" esquisse quelques pistes comme la création dans les quartiers de lieux uniques consacrés au numérique et au digital ou encore la relance de l’Agence nationale pour la rénovation urbaine (ANRU).

Cinq axes de travail

Les signataires ont retenu cinq axes de travail : l’emploi et l’excellence numérique, le renouvellement urbain, les mobilités quotidiennes (modes de transport), l’éducation et la formation, l’action sociale et la santé.  Il est nécessaire de "totalement changer la méthode" a commenté Jean-Louis Borloo estimant que le système actuel est "épuisé, éparpillé, sans stratégie."

1.500 quartiers sont aujourd'hui classés prioritaires. L'ex-ministre de la Cohésion sociale estime que 200 d’entre eux sont en passe de décrocher, que 60 autres l’ont déjà fait, et qu’une quinzaine sont "dans l’affrontement avec la République".