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Les manadiers veulent une vraie reconnaissance de leur métier

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Par , France Bleu Gard Lozère

La saison des courses camarguaises a repris, celle des fêtes votives devrait démarrer mi juin. Au coeur de ces activités, les manadiers qui ont pour certains perdu jusqu'à 90% de leur chiffre d'affaires en 2020. Ils demandent aujourd'hui la reconnaissance de leur métier pour le pérenniser.

Un manadier donne du foin à ses taureaux
Un manadier donne du foin à ses taureaux © Maxppp - Guillaume Bonnefont

"Les manadiers aujourd'hui sont des OVNIS reconnait Florent Lupi, le président de la Fédération des manadiers. Nous souffrons d'une fragilité structurelle car notre modèle économique est devenu obsolète." Une fragilité qui s'est encore accrue depuis la crise sanitaire. Faute d'activités, certains manadiers ont perdu jusqu'à 90% de leur chiffre d'affaires. 

"Il faut une véritable reconnaissance de notre métier poursuit le manadier. On a une profession qui se situe à la confluence de plusieurs secteurs d'activités, l'agriculture, le tourisme et de l'événementiel culturel. L'économie qu'on génère, ça représente 100 millions d'euros pour les régions PACA et Occitanie. On fait travailler les cafés, les restaurants, les intermittents du spectacle, etc. L'objectif, c'est que cette valeur générée, on puisse se la réapproprier pour que nous puissions perpétuer notre activité.

Les manadiers ont pour cela rencontré le président du Sénat courant mai. Ils souhaitent continuer à travailler conjointement avec les ministères concernés pour élaborer ce nouveau statut. Ils travaillent également à la mise en place d'une application pour promouvoir l'activité de leurs manades et mettre en place la vente de produits dérivés, comme la viande de taureau de Camargue. 

"Avec ce protocole sanitaire, on ne pourra pas organiser les fêtes votives"

Pour cela, il faut que leurs activités reprennent, notamment avec les fêtes votives. Les premières sont prévues mi juin, début juillet dans le Gard. Avec quel protocole sanitaire ? Les organisateurs, les mairies, ne le savent toujours pas. "Si on doit maintenir les gestes barrières actuels pour l'organisation d'une fête votive, ce n'est pas faisable explique André Brundu, maire d'Aubord et président de la Communauté de Communes Petite Camargue. Une fête votive qui marche un peu, c'est tout de suite 2.000 à 3.000 personnes.Le port du masque, ça sera peut-être respecté un petit moment et puis ça sera fini." 

"La fête votive, ce n'est pas non plus que les taureaux poursuitAndré Brundu. Ce sont les cafés, les restaurants, les baraques à frites, les forains, les bals. Si on ne peut pas organiser les fêtes votives telles qu'on les connait, qu'au moins on puisse organiser quelques journées taurines pour aider les manadiers. Avec des abrivados plus longs, ce qui permettra d'espacer davantage le public le long du parcours." Pour l'instant, aucune réponse précise de la Préfecture. "On doit en avoir une rapidement. Une fête votive, ça ne s'organise pas comme cela." 

La question des assurances toujours pas réglée

L'autre dossier qui reste en suspens, c'est toujours la question des assurances lors de l'organisation des ces fêtes votives. Les manadiers et les maires sont pénalement responsables en cas d'accident. Ce qui rebute de plus en plus les assureurs. Les cotisations ont dans certains cas quintuplé. Une proposition de loi a donc été déposée en décembre dernier afin que cette responsabilité soit partagée. "Ce qui est important, c'est de responsabiliser le participant qui bien sûr, aura été averti du risque qu'il y a à participer à cet événement explique Florent Lupi. On ne peut pas à chaque fois se défausser sur l'organisateur ou le prestataire." 

Tous ces  dossiers ont été évoqués ce vendredi au siège de la Communauté de communes Petite Camargue à Vauvert en présence du sénateur Laurent Burgoa, de représentants de la Chambre d'agriculture, de la CCI du Gard et de la Préfecture.  

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