Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour

Les marcheurs du Saint-Jacques se sentent très seuls sur le Camino

-
Par , France Bleu Occitanie

Il y a quelques semaines, les premiers pèlerins sont revenus sur les chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle. Mais, les gîtes attendent les clients. Et l’émulation qui existe sur le chemin d’habitude manque aux marcheurs.

Les marcheurs se sentent bien seuls sur le Saint-Jacques.
Les marcheurs se sentent bien seuls sur le Saint-Jacques. © Radio France - SM

Quatre fois moins de monde sur les chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle qui traversent les départements occitans : Lozère,  Aveyron, Tarn-et-Garonne et Gers. Les groupes principalement ont tous annulé ou presque. Il n’y a quasiment aucun étranger à part quelques Suisses et quelques Belges. Ceux qui restent ce sont des marcheurs seuls et français qui ont de temps en temps l’impression d’ouvrir la voie. 

Un autre chemin 

Karine vient de Liège. Elle a fait le Saint-Jacques l’an passé avec des rencontres exceptionnelles. Et cette année, elle se sent seule et elle a mal aux pieds. "Il n’y a personne, personne, dit la jeune-femme d’une trentaine d’années. Les herbes sont très hautes. On ne voit rien. Hier, j’ai cassé des toiles d’araignée sur le chemin. C’est incroyable. L’année dernière, j’ai marché dix jours avec un Suisse, un Allemand et un Français. Là, c’est un autre chemin. Dans les gîtes, je suis la seule cliente alors on me chouchoute. Mais les kilomètres paraissent plus longs. On est plus centré sur soi. On a plus mal aux pieds." 

Karine, croisé à Moissac, une jeune belge qui se sent bien seule sur le camino.

Les marcheurs présents pas inquiets

Monique Dos Santos tient le Saint-Christophe à Estaing, en Aveyron. D’habitude, son gîte accueille au mois de juin autour de 15 personnes par jour. Il est souvent complet. En ce moment, elle est ravie quand elle a deux voyageurs. Et ce malgré toutes les précautions prises. "On a affiché notre protocole. Nous sommes très précautionneux. Mais au final, les pèlerins posent très peu de questions. Ceux qui sont là ont confiance."

Florian tient, lui, la halte Saint-Jacques, à Espalion. Un établissement où le téléphone sonne un peu plus en ce moment. Les réservations reprennent, même si c’est très timide. Quoi qu’il arrive, le mois de mai, qui est toujours le mois le plus fort sur le chemin, est perdu. 

Choix de la station

À venir dansDanssecondess