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Société

Les moniteurs d'auto-école manifestent contre le projet de réforme du permis de conduire

dimanche 10 février 2019 à 18:01 - Mis à jour le lundi 11 février 2019 à 7:52 Par Mathilde Vinceneux, France Bleu Provence et France Bleu

Suite à la promesse d'Emmanuel Macron de baisser le coût du permis de conduire, un rapport parlementaire doit exposer les mesures envisagées. Il sera remis au Premier ministre mardi 12 février, mais il inquiète déjà les moniteurs d'auto-école qui manifestent ce lundi.

Les moniteurs d'auto-écoles de toute la France vont converger vers Paris pour manifester ce lundi 11 février
Les moniteurs d'auto-écoles de toute la France vont converger vers Paris pour manifester ce lundi 11 février © Maxppp - Thomas Padilla

Marseille, France

Les moniteurs d'auto-école descendent dans la rue ce lundi 11 février pour protester contre le projet de réforme du permis de conduire comme en Île-de-France, Nice, Bordeaux ou encore en Côte-d'Or. Le président Emmanuel Macron l'avait promis en novembre 2018 : le coût du permis va baisser "drastiquement". Les pistes pour réduire le prix, qui atteint 1.800 euros en moyenne, seront dévoilées dans un rapport parlementaire remis au premier ministre Edouard Philippe, mardi 12 février. 

Parmi les mesures envisagées, l'intégration de l’apprentissage du code au lycée et le passage de l'examen pendant le service national universel. Le rapport pourrait aussi proposer de favoriser le passage du permis en candidat libre et de développer les auto-écoles en ligne, sur des plateformes internet avec par exemple des moniteurs indépendants. Une proposition qui fait bondir Thierry Pic, président du conseil national des professions automobile dans les Bouches-du-Rhône. Il compte manifester ce lundi à Paris.

"On ne veut plus que les élèves s'inscrivent dans des écoles de conduite mais sur un portail en ligne. Ils ne passeront plus par le biais de l'auto-école pour passer leur examen.  C'est la disparition pure et simple de l'enseignement pratique et théorique. Les start-up n'ont pas de salles, pas d'enseignants proches de leurs élèves. De ce fait, je vous laisse imaginer la catastrophe sur nos routes. Que fait-on de la compréhension des règles de conduite et des risques surtout ?", résume-t-il.  

Du côté de l'UFC-que-choisir d'Aix-en-Provence, on salue les mesures envisagées. Pour Bernard Bruhat, le président de l’association, les auto-écoles "n'ont qu'à balayer devant leurs portes".  Selon lui, la numérisation pourrait permettre de limiter certains abus. "On a connu des litiges où les écoles demandaient 10 h de conduite supplémentaires, alors que ce n'était pas forcément justifié. La concurrence va peut être leur permettre de faire un peu leur auto-critique, de voir quels sont les efforts qu'ils doivent faire, parce que tout le monde doit en faire", explique-t-il. Le développement des auto-écoles en ligne fait d'ailleurs partie des 12 propositions formulées par l'UFC-que-choisir pour augmenter le pouvoir d'achat des Français. Il pourrait engendrer des économies à hauteur de 365 millions d'euros selon l'association.