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Dossier : Coronavirus Covid-19

Les musulmans de Drôme et d'Ardèche terminent le ramadan "sans la joie de se prendre dans les bras"

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Par , France Bleu Drôme Ardèche, France Bleu

Les mosquées de Drôme et d'Ardèche resteront fermées ce week-end pour la fête de l'Aïd-El-Fitr, qui célèbre la fin du mois de ramadan. Une décision sanitaire, pour éviter de propager le coronavirus, mais qui rend la fête un peu triste.

Une salle de prière dans une mosquée - illustration.
Une salle de prière dans une mosquée - illustration. © Radio France - Justine Dincher

C'est un ramadan un peu particulier qui s'achève ce week-end. Les musulmans, qui célèbrent d'habitude ce mois festif en se rassemblant, ont dû s'adapter à l'épidémie de coronavirus en restant chez eux, sans pouvoir se rendre dans les mosquées, toujours fermées. Et ce dimanche, ce sera la même chose pour l'Aïd El-Fitr, la fête de fin du ramadan. Le CFCM, le Conseil français du culte musulman, et la mosquée de Paris ont dit leur opposition à des grands rassemblements pour éviter de propager le coronavirus.

Dans la Drôme et en Ardèche aussi, les mosquées resteront fermées. À Tournon-sur-Rhône (Ardèche) par exemple, il est "inenvisageable" de risquer d'ouvrir la mosquée ou d'organiser des prières, explique Moussa Elkhal, le porte-parole de l'association qui gère la mosquée. "On ne peut pas, c'est trop grave, détaille-t-il. Les gens ne s'empêcheront pas de se dire bonjour et une fête, ce n'est pas pour stresser. Vous imaginez qu'on ouvre et que la maladie se répande ? Donc il n'y aura aucune prière, la mosquée sera fermée. Ceux qui ont une petite famille seront réunis mais ceux qui sont seuls resteront seuls. C'est désolant mais on espère ne plus revivre ce genre de choses."

"Il n'y aura pas la joie de se prendre dans les bras"

La grande mosquée de Valence (Drôme) n'ouvrira pas non plus, alors qu'elle accueille d'habitude jusqu'à 4000 personnes. "C'est très difficile mais on n'a pas le choix, la santé des fidèles passe avant tout", justifie son président, Embarek Madi. "C'est très dur pour tout le monde, poursuit son fils, Ahcène. Quand on croise quelqu'un, il nous demande tout de suite quand la mosquée rouvre."

Et à l'image du ramadan confiné, la fête de l'Aïd-El-Fitr se fera aussi sans rassemblement. "On le célèbrera mais chacun à sa façon", explique Ilies Staiti, le président de la mosquée de Montélimar (Drôme). Il a un temps envisagé d'organiser une prière sur le parking de la mosquée, mais a préféré ne pas prendre le risque. "Il n'y aura pas de grand cri, il n'y aura pas la joie qu'il y a habituellement de se prendre dans les bras, de s'embrasser, les accolades. Le cœur y sera, mais déchiré." 

Et comme les autres, la mosquée de Privas (Ardèche) n'accueillera pas de fidèle pour l'Aïd. "On regarde la mosquée de loin et on est enfermés chacun chez soi, soupire Mokhtar Kheloufi, membre de l'association culturelle des musulmans de Privas. Ce ramadan n'était pas comme les autres. C'était un peu triste."  Mais tous se disent certains d'avoir pris la bonne décisions. Moussa Elkhal rappelle notamment que l'un des premiers foyers de coronavirus en France est parti d'une réunion religieuse à Mulhouse. "Et on ne prendra pas le risque de répandre la maladie dans le Sud-Est", conclut-il.

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