Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Société DOSSIER : Le projet de l'A45 entre Saint-Étienne et Lyon

Les opposants à l'autoroute A45 toujours mobilisés contre un "projet inutile"

samedi 22 septembre 2018 à 18:07 Par Marie-Jeanne Delepaul, France Bleu Saint-Étienne Loire et France Bleu

Le projet de construction de l'autoroute A45 entre Saint-Etienne et Lyon est au point mort, mais les opposants continuent à manifester ; ils étaient samedi à La Talaudière pour exposer leurs arguments et rechercher des alternatives.

Même si le vent semble tourner en leur faveur, les opposants à l'A45 continuent de se mobiliser.
Même si le vent semble tourner en leur faveur, les opposants à l'A45 continuent de se mobiliser. © Radio France - Marie-Jeanne Delepaul

La Talaudière, France

A priori, ils ont déjà gagné la bataille : le projet de construction de l'autoroute A45 entre Brignais (Rhône) et La Fouillouse (Loire) est au point mort. Pourtant, ses opposants continuent à se mobiliser. Ce samedi, ils se sont rassemblés par centaines à La Talaudière (Loire).

Dans un grand champ, possible lieu d'un hypothétique futur péage, une dizaine de stands associatifs (la Ligue de protection des oiseaux, Attac, etc.) et plusieurs chapiteaux étaient installés pour l'occasion. Partout, des pancartes "Des légumes, pas du bitume".

Les arguments contre l'A45 - Maxime Combes

Pour Maxime Combes, l'un des membres de la coordination des opposants à l'A45, il y a quatre raisons d'être contre ce qu'il appelle un projet "inutile" : "Cette autoroute ne fera que déplacer les bouchons de quelques kilomètres, rien ne sera réglé sur le fond. Ensuite ce projet détruit des terres agricoles. Le troisième enjeu, c'est la préservation de la biodiversité. Le quatrième problème, c'est l'extension de l'emprise de la voiture, ce projet est antinomique avec les engagements pris [notamment à la COP 21] sur la lutte contre le dérèglement climatique."

Une dizaine de tentes associatives étaient installées dans ce grand pré. - Radio France
Une dizaine de tentes associatives étaient installées dans ce grand pré. © Radio France - Marie-Jeanne Delepaul

Les militants souhaitent que les politiques enterrent définitivement le projet d'A45. Cette autoroute payante, qui s'étendrait sur 47 kilomètres, devait soulager l'actuelle A47, souvent embouteillée. Le dossier a traîné pendant des années ; finalement l'A45 a été déclarée d'utilité publique par décret en 2008. C'est Vinci qui s'est vu attribuer la concession.

"Le projet est encore dans les cartons, il n'est pas définitivement enterré"

Mais depuis, l'Etat freine des quatre fers :  début juillet, le préfet de région a tenu une réunion à Lyon pour évoquer les alternatives au projet, ce qui a provoqué l'ire des élus locaux, notamment Laurent Wauquiez le président de la région Auvergne Rhônes Alpes et Gaël Perdriau, maire de Saint-Etienne. Mi-septembre, le projet n'a même pas été évoqué lors de la réunion sur les grands projets à venir au ministère des Transports.

Les opposants veulent participer à l'élaboration des plans B

"On sait que l'Etat est un peu réticent, explique Ben, l'un des opposants à l'A45 présent à La Talaudière samedi. Mais ce dossier n'est pas définitivement enterré, c'est un projet qui est encore dans les cartons mais même s'il a du plomb dans l'aile, il n'y a pas encore d'abrogation de la déclaration d'utilité publique."

Ben, opposant au projet d'A45

Si le projet est finalement rejeté, les anti A45 veulent surtout donner leur avis sur les éventuels plans B. Mais reste à les trouver, ces solutions... La plus évoquée : favoriser les transports en commun. Et pour ceux qui ne peuvent pas faire autrement que prendre leur voiture, il propose d'améliorer l'A47 existante, notamment en doublant le pont de Givors.

Les militants ont réfléchi toute l'après-midi sur d'éventuelles alternatives à l'A45. - Radio France
Les militants ont réfléchi toute l'après-midi sur d'éventuelles alternatives à l'A45. © Radio France - Marie-Jeanne Delepaul

A plus long terme, les militants veulent diminuer le trafic routier grâce, selon eux, au télétravail et à la relocalisation des emplois sur l'agglomération stéphanoise."Il y a des solutions de court-terme comme améliorer les transports en commun et rénover l'A47 existantes. Il y a aussi des solutions de long terme, comme relocaliser les emplois sur le territoire et faire en sorte que les gens aient moins besoin de se déplacer. La question c'est quel projet de territoire nous voulons : est-ce qu'on veut toujours plus de bitume, aller toujours plus loin et toujours plus vite ou trouver ce dont nous avons besoin à proximité de l'endroit où on vit ?", s'interroge Maxime Combes.