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CARTE - Canicule : Météo France maintient 15 départements en vigilance rouge et 54 en orange

Les patrons de discothèques "sont dans le couloir de la mort"

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Par , France Bleu Gard Lozère

Malgré la fin de l'état d'urgence sanitaire, les discothèques restent fermées. Le gouvernement n'a toujours pas annoncé de date de réouverture. " Si cette situation persiste, c'est la moitié des discothèques qui va fermer" estime Milko Mimouni, patron du CKF à Nîmes.

Milko Mimouni est patron du CKF à Nîmes.
Milko Mimouni est patron du CKF à Nîmes. © Radio France - Sylvie Duchesne

La fermeture prolongée des discothèques : une situation inédite pour Milko Mimouni, patron du CKF, situé dans le centre-ville de Nîmes. Dans le monde de la nuit depuis 32 ans, il ne comprend pas pourquoi le gouvernement persiste à ne pas annoncer la réouverture de ces établissements. "C'est une profession qui n'a jamais été reconnue dit-il. Il y a eu beaucoup de stigmatisations : repris de justice, trafiquants de drogue, blanchiment d'argent, proxénétisme, etc.  On ne peut pas se battre, c'est le pot de terre contre le pot de fer. Des personnalités comme Jean Roch ont tenté de monter au créneau. Sans résultat. Le gouvernement ne lâchera rien."   

"Ils sont en train de nous mettre dans un couloir de la mort à attendre, à agoniser. C'est comme un échiquier, on va tomber les uns après les autres" 

Des consignes sanitaires impossibles à mettre en place 

La profession a tenté à plusieurs reprises de convaincre le gouvernement que les discothèques pouvaient rouvrir, comme les bars et les restaurants. Mais les consignes sanitaires étaient impossibles à mettre en place explique Milko Mimouni. "C'était plus de piste de danse mais danser sur les tables et sur les chaises, le port du masque obligatoire pour les clients, pas de service au comptoir. Ce n'était pas imaginable." La conséquence selon lui, c'est que depuis le déconfinement, les soirées sauvages se multiplient. " Ce sont des locations, sur Airbnb, de villas avec piscine. Il n'y a pas d'encadrement. Ces personnes là ne paient pas la SACEM, ne payent pas les impôts, la TVA . Il n'y a aucun contrôle sur l'alcool, la drogue. Je pense qu'il y aura plus de drames que lorsque les discothèques étaient ouvertes."

Une manif à Paris 

Milko Mimouni, dont les 6 salariés sont toujours au chômage partiel estime que la réouverture des discothèques n'interviendra pas avant septembre, voire l'an prochain si la France doit faire face de nouveau à des cas de coronavirus. "Il faudra que le monde de la nuit se réinvente s'il ne veut pas disparaître". Une manifestation de plusieurs patrons de discothèque a lieu ce dimanche à Paris devant le ministère de la Santé. 

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