Société

Les patrouilles renforcées devant les écoles en Sarthe : 25 personnes radicalisées

Par Christelle Caillot, France Bleu Maine jeudi 1 septembre 2016 à 11:29

Corinne Orzéchowski, préfète de la Sarthe
Corinne Orzéchowski, préfète de la Sarthe © Radio France - Christelle Caillot

VIDEO : dispositif de haute sécurité jusqu'à la fin de la semaine devant les établissements scolaires en Sarthe. Les détails du plan avec la préfète de la Sarthe.

Pour cette année 2016/2017, plus de 109.000 élèves font leur rentrée scolaire, de la maternelle à l'université en Sarthe. Etat d'urgence et attentats obligent, la sécurité est renforcée dans tous les établissements du département.

Le trajet des bus scolaire étudié de près

"Certains arrêts de bus scolaires ont été modifiés et d'autres pourront l'être dans les jours qui viennent de façon à ne pas avoir une masse d'enfants qu'on dépose devant l'école" nous dit Corinne Orzéchowski, préfète de la Sarthe. Les stationnements seront aussi limités en nombre, aussi bien pour les bus scolaires que pour les voitures des parents".

Quels sont les établissements les plus surveillés en Sarthe ?

On sait que les patrouilles de police et de gendarmerie sont renforcées jusqu'à la fin de la semaine dans le département mais il n'y aura pas une équipe devant toutes les écoles; alors comment sont réparties les forces de l'ordre ?  À cette question, la préfète de la Sarthe ne dira pas tout : "alors, il y a plusieurs critères, de population, du nombre d'enfants, des secteurs... quand vous avez une école devant une gendarmerie par exemple, elle est particulièrement surveillée et puis vous avez un certain nombre de critères internes, on sait que dans certaines écoles, on a des phénomènes de radicalisation. Dans ces cas-là, nous surveillons de façon un peu plus précise les lieux et les alentours. Actuellement, nous avons environ 25 cas de personnes que nous suivons, qui sont radicalisées dont 18 qui sont mineures. Ce sont ces cas-là que nous suivons de près et il y en a partout dans le département. Ce sont plutôt des hommes, et rarement des familles. Ce sont des personnes qui ne sont jamais allés en Syrie. Nous avons des familles qui sont partis en Syrie mais qui ne sont pas rentrées".

Un adulte à l'entrée de chaque établissement

"L'objectif est de vérifier que personne ne rentre dans l'école; c'est-à dire que les enfants rentrent, les parents accompagnent. Ce sont des personnes de l'éducation nationale, ce ne sont pas des parents ni des policiers municipaux qui assure le contrôle. Il doit y avoir une personne qui surveille les entrées toute la journée et par endroit des digicodes ont été mis".