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Les petites entreprises bretonnes face au défi du référencement sur Google

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Par , France Bleu Armorique, France Bleu Breizh Izel
Sarzeau, France

De plus en plus de petites ou moyennes entreprises bretonnes bénéficient d’un site marchand. Encore faut-il qu’il soit visible sur Google. Et éviter les pièges de ce même Google... Une start'Up de Sarzeau a failli en faire les frais.

Google truste 92 % des recherches mondiales sur internet
Google truste 92 % des recherches mondiales sur internet © Radio France - Thomas Lavaud

L’histoire s’est heureusement bien terminée, mais elle n’a pas amusé Marie-Gabrielle Capodano. Cette Morbihannaise, basée à Sarzeau, est la fondatrice de « Spiru’Breizh », une start’up spécialisée dans la biotechnologie marine. Grâce à son site marchand, elle vend dans toute la France des produits à base de spiruline.

Mais pendant environ trois jours, en fin de semaine dernière, la recherche de « Spiru’breizh » dans Google renvoyait en priorité vers… un site concurrent. Le premier lien proposé renvoyait vers le site d’une société d’Aix-en-Provence.

Capture d'écran de la page Facebook de "Spiru'Breizh"
Capture d'écran de la page Facebook de "Spiru'Breizh" © Radio France - Thomas Lavaud

En fait, ce concurrent avait acheté des mots clés à Google. Dès qu’ils étaient saisis dans le moteur de recherche, son annonce publicitaire apparaissait en priorité.

Cette technique est tout à fait légale. Ça s’appelle du référencement, et c’est une des sources de revenus de Google. Marie-Gabrielle Capodano a tout de même relevé une faille : « C’était trompeur. Si le concurrent pouvait acheter les mots clés, il ne pouvait les écrire dans son annonce. On pensait que l’entreprise générait une vente de mes produits. L’INPI (institut national de la propriété industrielle) et mon avocat m’ont confirmé que ce n’était pas légal. »

L’entrepreneure n’aura pas à déposer plainte, un échange de courriers électroniques a permis de trouver une solution amiable.

La CCI des Côtes d'Armor accompagne 600 entreprises

Ce que ce cas met en lumière, c’est la nécessité pour les petites entreprises d’être visible sur Google, qui truste 92 % des recherches mondiales. " 50 % des visiteurs d’un site marchand viennent grâce à des achats de mots clés ", confirme Rénald Lelièvre de la CCI des Côtes d’Armor, qui a accompagné 600 entreprises à être plus visibles en ligne, via son programme l’Armor est dans le web.

Google est en position de force, et il en joue. La fréquentation du site de Spiru'Breizh a peut-être été impactée par le fait de se trouver en deuxième position  dans les résultats de recherche. "Une blague de référenceur dit que le meilleur moyen de cacher un cadavre est de le mettre dans la page 2 de Google" ajoute Rénald Lelièvre.

Y mettre le prix pour concurrencer les plus grands

En payant, une petite entreprise peut s’offrir une bonne visibilité sur Google. Mais il faut y mettre le prix. Et il peut varier selon les mots clés achetés, suivant un système d’enchères. Enfin, l’acheteur doit aussi reverser, à Google, une somme pour chaque connexion permise grâce au moteur de recherche, et qui peut, elle aussi, varier.

"C’est inutile de vouloir devenir le champion du web quand on a des ambitions locales, conclut Rénald Lelièvre. Ça se complexifie quand on a des ambitions nationales, internationales (…) Si je suis une TPE costarmoricaine, qui vend des chaussures sur internet, et que je veux aller concurrencer de gros sites connus, Google ne va pas vous mettre devant ses annonceurs capables de sortir plusieurs centaines de milliers d’euros. Google a un « indice de confiance » de ses annonceurs : vous pouvez mettre les mêmes moyens que vos concurrents, vous serez mis en période d’observation afin de voir si vous avez la capacité de suivre un rythme de dépôt d’annonces régulier. Google n’aime pas les « one shot »."

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