Société

Les pharmacies en pénurie de vaccins

Par Rebecca Gil, France Bleu Belfort-Montbéliard jeudi 26 mars 2015 à 6:00

Pénurie de vaccin
Pénurie de vaccin © MaxPPP

Faire vacciner son enfant est devenu un vrai casse-tête depuis quelques mois. Depuis décembre, les pharmacies sont en rupture de stock, particulièrement pour les vaccins contre le BCG, la coqueluche ou encore la polio, des vaccins qui concernent majoritairement les enfants et nourrissons.

Alors que le Conseil Constitutionnel vient de se prononcer en faveur de la vaccination obligatoire des enfants, les vaccins sont introuvables en pharmacie. Du moins, les vaccins en « version simple »; les vaccins en « version combinée », souvent boudés par les parents de par leur contenance en valence hépatite B (réputée pour les risques liés à l’apparition de la sclérose en plaque), sont en revanche disponibles en pharmacie.

Les pédiatres sont alors contraints de s’organiser autrement, en utilisant notamment des vaccins similaires de remplacement en attendant. C’est le cas de Catherine Crepin, pédiatre à Delle; elle tente de convaincre les parents de l’efficacité et l’absence de dangerosité des vaccins dits "combinés" .

"Les vaccins combinés ne sont pas dangereux pour la santé, même avec une souche hépatite B"

 "Si l’enfant a déjà été vacciné auparavant, il n’est pas indispensable que le rappel soit effectué à la date prévue. On peut attendre, même jusqu’à un an. Quant aux vaccins combinés utilisés en attendant, ils ne sont pas dangereux pour la santé."

BOB 2 Pénurie vaccins

Dans les pharmacies aussi, on rassure les parents

Dans les pharmacies, le discours est le même. Karine Chanteranne, pharmacienne à Delle tente de rassurer les parents inquiets , si nombreux qu’une liste d’attente a été établie, afin qu’ils soient prévenus lorsque les vaccins seront à nouveau disponibles.

"Hier encore, un papa me faisait part de son inquiétude; depuis décembre, il attend après le fameux vaccin obligatoire DTP pour son fils, et refuse le vaccin combiné, comme beaucoup de parents."

Pénurie vaccins SON

Les parents attendent, résignés

Et il n’est pas le seul ; Samia Ikrouberkane attend le vaccin BCG depuis janvier pour sa fille Aylin de deux ans et demi, elle est résignée. 

"Pour l’instant, je patiente, je n’ai pas le choix. Mais il ne faudrait pas que cela se prolonge au-delà de 6 mois. Même si le BCG n’est pas un vaccin obligatoire, je souhaite que ma fille soit protégée au mieux."

BOB 2 Samia / Pénurie vaccin

Une solution de secours 

La pénurie risque de durer au minimum jusqu’au mois de juin prochain. En attendant, les PMI sont pourvues de quelques doses de secours pour les populations les plus à risque (les nouveaux nés, les enfants n’ayant encore jamais été vaccinés, ou issus de familles présentant des risques de tuberculose).