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Les policiers vauclusiens manifestent à Avignon et distribuent de drôle de contraventions

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Par , France Bleu Vaucluse

La mobilisation a rassemblé 250 policiers devant la préfecture, à Avignon. Ils dénoncent un courrier du ministre de l'Intérieur, Christophe Castaner, qui annonce vouloir interdire la clé d'étranglement, technique d'interpellation controversée. Une annonce qui ne passe pas chez les policiers.

Les policiers manifestent et distribuent de drôles d'amendes.
Les policiers manifestent et distribuent de drôles d'amendes. © Radio France - Anaïs Martin Cauvy

Des bisounours, des licornes et des cœurs ont fait leur apparition sur les nouvelles contraventions de la police. Adressées au "monde magique et merveilleux du Ministère de l'Intérieur", les policiers dénoncent l'abandon de leur ministre. La colère des policiers a explosé après avoir reçu un courrier du ministre qui indiquait vouloir interdire la clé d'étranglement, une technique d'interpellation utilisée par les forces de l'ordre.

Les policiers d'Orange, d'Avignon, de Carpentras et de Cavaillon étaient 250 devant la préfecture dans le rassemblement organisé par l'intersyndicale -UNSA Police, Alliance, UNI Police et Alternative Police.

"Le ministère veut une police bisounours ? Bien voilà, nous on distribue des timbres amendes avec des bisounours et des licornes dessus. La police n'est pas raciste, elle n'est pas violente" pour David Fiorentini, du syndicat Alliance, leur présomption d’innocence a été bafouée. "Nous sommes une micro-société, des racistes il peut y en avoir, comme partout... on déplore surtout le fait d'être mis dans le même panier" poursuit-il, "nous on est là d'abord pour protéger les citoyens, c'est pour ça qu'on est policier."

Des conditions de travail dégradées 

D'après les policiers, leurs conditions de travail se dégradent depuis des années. "On fait face à des individus qui, aujourd'hui, rigolent quand on leur dit qu'on veut les interpeller après une infraction. Ils n'ont plus de respect et ne se laissent pas interpeller. On est obligé de s'adapter face à ces comportements."

Concernant la technique d'interpellation appelée "la clé d'interpellation", les policiers expliquent "c'est une méthode qui est efficace lorsque vous êtes face à quelqu'un qui est plus costaud que vous, face à quelqu'un sous l'emprise de l'alcool ou de la drogue et que l'on est obligé de maîtriser. Et la seule solution pour éviter des blessures sur les collègues ou sur la personne, c'est de l'amener au sol. On veut bien apprendre d'autres techniques si elles sont efficaces."

N'ayant pas le droit de grève, les syndicats demandent aux policiers de ne plus verbaliser, ni interpeller dans l'espoir de ne plus avoir besoin des sirènes pour se faire entendre.

Des policiers devant la préfecture pour réclamer le soutien du ministère
Des policiers devant la préfecture pour réclamer le soutien du ministère © Radio France - Anaïs Martin Cauvy
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