Société

Les policiers de Nîmes se rassemblent après l'agression de leurs confrères à Viry-Châtillon

Par Solène Cressant, France Bleu Gard Lozère mardi 11 octobre 2016 à 18:36

Ils étaient une centaine à se rassembler devant l'hôtel de police de Nîmes ce mardi
Ils étaient une centaine à se rassembler devant l'hôtel de police de Nîmes ce mardi © Radio France - Solène Cressant

Des rassemblements de policiers en colère ont eu lieu partout en France pour soutenir leurs confrères agressés le week-end dernier dans l'Essonne. À Nîmes, ils étaient une centaine devant le commissariat ce mardi. L'occasion aussi de dénoncer leurs conditions de travail.

Colère dans la police et rassemblements ce mardi partout en France. À Nîmes, une centaine de policiers, parfois en uniforme, s'est réunie devant le commissariat vers midi. Les policiers n'ont pas le droit de grève, c'est donc sur leur temps de travail qu'ils ont pris le temps de se rassembler.

Rassemblement en soutien aux policiers agressés à Viry-Châtillon (Essonne) mais aussi de mobilisation pour dénoncer les conditions de travail de plus en plus difficiles, même dans le Gard. C'est le syndicat Unité SGP Police du département qui en a pris l'initiative. Mais ce rassemblement, c'est aussi une concentration de toutes leurs revendications.

Ils ont le sentiments de ne pas avoir été entendus. Pour eux, Viry Chatillon n'est que le triste résultat d'une accumulation de problèmes : départs en retraite non remplacés, manque cruel d'effectifs, fatigue depuis les attentats...

"On se sent démuni" Eric Massol secrétaire départemental du syndicat Unité SGP Police

Aujourd'hui, la colère gronde, disent les représentants d'Alliance, syndicat majoritaire des forces de l'ordre qui soutient le rassemblement devant le commissariat. Mais Alliance a aussi appelé, au niveau national, au service minimum ou la "grève du zèle". Depuis lundi, ils invitent à répondre au 17 et aux situations d'urgence. Pas plus.

Les policiers du Gard se sentent impuissants et de fait vulnérables pour répondre à d'éventuelles attaques.

Jean-Charles policier nîmois "on aime notre métier mais aujourd'hui, quand on patrouille, on a la haine dans le ventre"

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