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Le plan Alerte enlèvement déclenché après la disparition d'un enfant de 8 ans dans les Côtes-d'Armor

Les policiers du Cher en colère face à la réduction des effectifs en septembre

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Par , France Bleu Berry

Dans les rangs de la police, il va y avoir 21 postes de moins à Bourges et à Vierzon à partir du 1er septembre. Des réductions d'effectifs que ne comprennent pas les syndicats.

Police Nationale (Image d'illustration)
Police Nationale (Image d'illustration) © Radio France - Richard Vivion

"Jusqu'à quel point nos collègues vont-ils tenir ?" La question est posée par le syndicat Unité SGP Police FSMI FO. Dans le Cher, son secrétaire départemental adresse un courrier aux parlementaires du département. Les trois députés et les deux sénateurs ont reçu la lettre. À partir du 1er septembre, les effectifs de la police nationale du Cher vont nettement baisser. "À Bourges et Vierzon, on va perdre 14 gardiens de la paix et 7 adjoints de sécurité. Ça fait 21 fonctionnaires en moins sur la voie publique", s'inquiète David Auroi.

Des patrouilles et des moyens d'intervention en moins dans le Cher

La première conséquence de ces baisses d'effectifs, ce sont des moyens d'intervention forcément plus limités. "On aura beaucoup moins de patrouilles police-secours. Au téléphone, nous sommes obligés de prioriser les interventions. On ne peut pas se rendre partout. Au mois de septembre, ça va encore s'aggraver, ça va être pire. On ne peut pas intervenir sur toutes les demandes. Il va y avoir une dégradation du service public", alerte David Auroi, secrétaire départemental du syndicat Unité SGP Police FSMI FO.

La crainte, c'est de passer à côté d'un drame. Pour un service public, c'est inconcevable

Moins de moyens d'intervention alors que la rentrée s'annonce particulière. "En septembre, on a des craintes de mouvements sociaux avec les licenciements annoncés dans la société. On peut aussi craindre un nouveau confinement, même au niveau départemental", poursuit David Auroi.

Plus que deux fonctionnaires pour recevoir les plaintes à Bourges

Le syndicat prévient aussi que la situation va se dégrader pour le traitement des plaintes et des mains courantes. Au commissariat de Bourges, il ne restera que deux fonctionnaires pour gérer la réception des plaintes. Un seul fonctionnaire du côté de Vierzon. "Les gens attendent déjà deux à trois heures, c'est source de tensions. C'est inadmissible, on ne peut pas le tolérer", s'agace David Auroi. "C'est de l'attente pour les plaignants et une surcharge de travail pour les collègues", avance-t-il.

Bilan : certains policiers expriment leur ras-le-bol. "Il y a des effectifs qui baissent les bras, qui n'en peuvent plus, il y a de plus en plus d'arrêts maladie. Au bout d'un moment, ça fatigue. Devant l'impuissance, des collègues abandonnent. On se sent abandonné pour le département du Cher. On n'a pas assez d'effectifs pour travailler", conclut David Auroi.

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