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Faits divers – Justice

Les policiers manifestent à Montpellier, Béziers, Agde et Sète pour dénoncer les agressions dont ils sont victimes

mardi 9 janvier 2018 à 15:24 Par Elisabeth Badinier, France Bleu Hérault

Comme partout en France, les policiers se sont rassemblés ce mardi midi devant les commissariat héraultais de Montpellier, Béziers ou Sète pour dénoncer les violences dont ils sont régulièrement victimes.

Environ 80 policiers et citoyens étaient rassemblés devant l'hôtel de police de Béziers
Environ 80 policiers et citoyens étaient rassemblés devant l'hôtel de police de Béziers © Radio France - Gaëlle Schuller

Hérault, France

Après l'agression filmée de deux policiers la nuit du nouvel an près de Paris, les policiers sont en colère.  Ils appelaient à des rassemblements ce mardi midi devant les commissariats de France.

À Montpellier, ils étaient environ 200, accompagnés du député La République en Marche Patrick Vignal et de la conseillère régionale Front national France Jamet. À Béziers, ils étaient une centaine, dont le maire Robert Ménard. À Sète, une soixantaine et une quinzaine à Agde.

Des attaques de plus en plus violentes  

Il y a dix ans environ 4.500 policiers étaient blessés en mission, aujourd'hui c'est 1.000 de plus et le nombre d'agressions par arme a presque doublé : 236 en 2009, 430 en 2015.

Les attaques sont de plus en plus violentes, avec la volonté de tuer ou de faire le plus mal possible. On se souvient des agressions survenues lors des manifestations contre la loi travail dans l'ouest de la France, où des policiers avaient été attaqués avec des ancres marines ou des harpons de pêche, ou encore cette scène de guérilla urbaine en mai 2016, à Paris toujours : en marge d'une manifestation contre la loi travail, des individus avaient mis le feu à une voiture de police avec des agents a l’intérieur.

Dans l'Hérault, les policiers se font régulièrement caillasser dans le quartier de la Deveze à Béziers ou se font foncer dessus en voiture. En 2016, des fonctionnaires de la BAC (brigade anti criminalité) avaient reçu des pavés et des boules de pétanque.

Des peines de plus en plus lourdes

Beaucoup de policiers pointent le laxisme de la justice. Les magistrats s’en défendent. Pour les violences commises par un majeur contre une personne dépositaire de l’autorité publique, le taux de réponse pénale est de 95%, ce qui signifie que dans 95 % des cas, la justice ne classe pas sans suite.

Le nombre de condamnations est en augmentation depuis 2006 et les peines sont aujourd’hui plus sévères : 5,27 mois en moyenne en 2017, contre 3,5 mois en 2006.  S’en prendre à un policier est une circonstance aggravante.  

  - Radio France
© Radio France - Gaëlle Schuller