Société

Manuel Valls promet des dispositifs anti-caillassage pour les voitures de police

Par Martine Bréson, France Bleu Paris Région et France Bleu mardi 11 octobre 2016 à 14:37 Mis à jour le mardi 11 octobre 2016 à 16:07

Rassemblement silencieux de policiers ce mardi
Rassemblement silencieux de policiers ce mardi © Maxppp -

Manuel Valls promet que dans les zones sensibles les voitures de police seront équipées de dispositifs anti-caillassage. Le Premier ministre intervient alors que des rassemblements silencieux de policiers ont eu lieu mardi midi à Evry et un peu partout en France.

Pour tenter de calmer la colère des policiers, Manuel Valls a annoncé mardi après-midi une série de dispositions. Le Premier ministre avait déjà promis lundi l'arrivée de 45 policiers supplémentaires dans l'Essonne. Cette fois, il indique que des voitures de police seront dotées de dispositifs anti-caillassage, voire de blindages dans les zones sensibles. Des policiers auront aussi des uniformes résistants au feu. Une réflexion va aussi être lancée sur l'usage de caméras mobiles en temps réel. Cela permettra de "visualiser à distance les circonstances d'une intervention et les moyens à déployer en renfort le cas échéant", a souligné Manuel Valls. Ces dernières annonces interviennent après les rassemblements silencieux de policiers un peu partout en France mardi midi.

En Essonne, où a eu lieu samedi l'attaque aux cocktails Molotov qui a blessé quatre policiers, un rassemblement silencieux a mobilisé une petite centaine de policiers. Ils se sont retrouvés devant les locaux de la direction départementale de la sécurité publique de l'Essonne à Evry. Les policiers se sont présentés en uniforme et en civil. Cette action était destinée à montrer une nouvelle fois leur soutien à leurs quatre collègues blessés et réclamer des effectifs supplémentaires et les moyens nécessaires pour mener à bien leur mission dans le département. A Evry, ils ont demandé "reconnaissance et protection".

Les policiers se plaignent aussi des lenteurs et des dysfonctionnements de la justice. "Il faudrait, ont confié des policiers à notre reporter Virginie Pironon qui était sur place, des peines exemplaires pour ceux qui s'attaquent aux agents de l'Etat".

Il y a un malaise, quelque chose de cassé : un policier à Paris

Devant la Préfecture de police de Paris, ils étaient une soixantaine de policiers mardi midi. "Il faut que la justice réponde, donne du crédit à notre travail", confie un policier. Un autre soupire "Les voyous n'ont plus peur. Ils ont les mêmes armes, les mêmes gilets pare-balles que nous. La police ne sert plus à rien dans ces quartiers. Il y a un manque de moyens matériels et humains".

Le syndicat Alliance police et Synergie a de son côté lancé un appel à la "grève du zèle" ou "service minimum". Il propose que seuls les cas urgents ou graves soient désormais traités par les policiers qui, il faut le rappeler, n'ont pas le droit de grève.

Etat de santé stable pour l'adjoint de sécurité brûlé samedi à Viry-Chatillon

L' adjoint de sécurité de 28 ans, grièvement brûlé samedi lors de l'attaque de deux voitures de police avec des cocktails Molotov à Viry-Chatillon, était toujours sous coma artificiel avec un "état stabilisé" lundi soir, selon une source judiciaire. Le jeune homme a subi lundi après-midi "une opération des mains qui laisse de meilleurs espoirs" quant à la possibilité d'en retrouver l'usage.

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