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Société

Les pompiers appelés à la grève à partir de ce mercredi et jusqu'au 31 août

- Mis à jour le -
Par , France Bleu

Sept syndicats de pompiers ont déposé un préavis de grève démarrant ce mercredi et allant jusqu'au 31 août pour demander plus de moyens afin de répondre à l'augmentation de leurs interventions. Les pompiers assureront toutefois les missions sur lesquelles ils seront appelés.

Sept syndicats de pompiers ont appelé à la grève à partir d'aujourd'hui jusqu'au 31 août.
Sept syndicats de pompiers ont appelé à la grève à partir d'aujourd'hui jusqu'au 31 août. © AFP - Antony Garcia

Les pompiers sont en grève à partir de ce mercredi et jusqu'au 31 août. Sept syndicats, soit 85% de l'effectif des "soldats du feu' ont appelé à protester contre le gouvernement. Ils demandent plus de moyens pour répondre à l'augmentation des interventions. 

Plus d'effectifs face au nombre croissant d'interventions

"Il faut nous donner les moyens de réaliser nos missions" a expliqué André Goretti, président national et départemental de la Fédération autonome des sapeurs-pompiers professionnels et des personnels administratifs, à l'AFP. La première demande des pompiers est en effet de recruter massivement. En effet, ils sont confrontés de plus en plus à des missions qui ne sont pas les leurs et notamment des missions de transport. 

"On a des problématiques avec SOS Médecins, avec les médecins de ville qui n'assurent plus de permanences. Si le Samu n'arrive pas à trouver un médecin ou un ambulancier pour le transport, il a plus de facilités à déclencher les pompiers. On se retrouve dans des situations aujourd'hui où on n'assure plus des missions où il y a des risques vitaux." explique André Goretti sur franceinfo en ajoutant que "s'il y a un feu ou une détresse vitale, un arrêt cardio-respiratoire ou autre, et que les personnels ne sont plus en caserne, ils ne peuvent plus assurer ce départ au détriment de carences qui ne sont pas assurées par les services de l'État.".

Ils demandent ainsi plus d'effectifs afin de pouvoir effectuer toutes ces missions sans risque d'absence pour un autre besoin. Le responsable syndical dénonce également la violence verbale et physique qui est de plus en plus présente lors des interventions.

Les autres réclamations, envoyées dans une lettre à Christophe Castaner, sont le retrait de la loi de transformation de la fonction publique ainsi que la revalorisation de la prime de feu à hauteur des autres métiers à risque. 

Un malaise profond 

Si les syndicats estiment que le service public de secours devrait être reformé, ils ont aussi besoin d'être écoutés pour ne plus se sentir délaissés. André Goretti dénonce "le mépris" du ministre de l'Intérieur, de l'Association des départements de France et de l'Association des maires de France qui n'auraient pas répondu au courrier des pompiers.

"'Ce que nous demandons : une réforme du service public de secours. Mais on ne nous dit rien. C'est ça aujourd'hui la problématique, l'expression du mépris. Ils sont proprement odieux avec nous, pour certains, parce qu'il n'y a pas de réponse, notamment au travers des violences", détaille le responsable du premier syndicat de pompiers. 

Les interventions assurées 

Les pompiers ont obligation d'assurer le service minimum, mais ce n'est pas ce qui les importe le plus, ils veulent alerter sur les conditions dans lesquelles ils travaillent : "On ne remet pas en cause notre appartenance à ce service public de secours. On dit simplement qu'il faut qu'aujourd'hui, la population ait connaissance du malaise. On va faire grève avec des inscriptions sur nos tee-shirts, sur nos casernes, avec des brassards…", conclut André Goretti avant d'expliquer qu'ils allaient assurer la plupart des missions, mais que l'objectif était de faire comprendre la souffrance dans laquelle les pompiers travaillent. 

Après les urgences, c'est un autre service public de secours qui va être touché par une grève qui pourrait prendre de l'ampleur, quand on sait que 85% des pompiers font partie des syndicats qui ont appelé à protester.