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Pas assez de pompiers disponibles en journée : le SDIS des Ardennes en appelle aux employeurs

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Par , France Bleu Champagne-Ardenne

Dans plusieurs casernes ardennaises, il n'y a pas assez de pompiers volontaires disponibles en journée. Alors le Service départemental d'incendie et de secours lance un appel aux employeurs pour libérer leurs salariés pompiers lorsqu'ils sont appelés en intervention.

Pas assez de sapeurs-pompiers disponibles en journée dans certaines casernes ardennaises
Pas assez de sapeurs-pompiers disponibles en journée dans certaines casernes ardennaises © Radio France - Sylvie Duchesne

Les journées sont des moments difficiles pour certaines casernes de pompiers ardennaises. 60 % des interventions ont lieu entre 8h et 18h.Or c’est le moment où les sapeurs-pompiers du département, à 92% volontaires, sont le moins disponibles

Dans les Ardennes, 13 entreprises et 20 administrations ou collectivités ont déjà signé une convention pour organiser la mise à disposition de 61 sapeurs-pompiers volontaires pendant leur temps de travail. Mais c'est insuffisant. 

Une caserne menacée par le sous-effectif chronique 

À Vireux-Molhain, par exemple, les 25 sapeurs-pompiers du Centre de première intervention sont tous volontaires. De 8h à 18h en semaine, il y a au mieux trois sapeurs-pompiers disponibles. "Dès qu’une ambulance part en intervention, on a plus personne en renfort. Il en faudrait 9 pour fonctionner normalement", déplore le colonel Frédéric Delcroix, directeur départemental des services d’incendie et de secours. 

Il arrive même qu’un seul pompier soit disponible à Vireux-Molhain. Dans ce cas, ce sont les centres de secours de Givet ou de Haybes, à une dizaine de kilomètres, qui prennent en charge le secteur. Le patron des pompiers ardennais n’exclue pas de fermer la caserne si la situation ne se redresse pas

Quand le bip sonne et qu’un pompier n’est pas autorisé à quitter son travail, plein de questions tournent dans la tête du sapeur-pompier - Patrice Goffez, chef du Centre de première intervention de Vireux-Molhain. 

Des conventions entre pompiers et employeurs

Le Service départemental d’incendie et de secours des Ardennes invite donc les employeurs de sapeurs-pompiers volontaires à se montrer plus souples avec eux et à leur accorder des créneaux lors desquels ils sont autorisés à quitter leur poste en cas d’intervention. Une convention définit le temps laissé aux salariés pompiers-volontaires pour se former ou pour partir en intervention. En contrepartie, les heures d’absence sont défiscalisées et peuvent être indemnisées, même si cela ne compense pas entièrement le coût pour l’entreprise qui continue de rémunérer le salarié parti en intervention. 

"C’est un coût", reconnaît Virginie Rodrigue, dirigeante de la boulonnerie FTV, qui a signé la convention pour deux de ses salariés. "Mais s’il se passe quelque chose dans l’entreprise, on peut compter sur deux salariés avertis et formés. Et ça, ça n’a pas de prix". 

On a des pompiers volontaires qui donnent de leur temps, qui sacrifient leurs vies personnelles et familiales pour le bien de la collectivité, qui prennent des risques. Libérer un sapeur-pompier volontaire une journée par semaine pour le bien de la collectivité, c’est une juste reconnaissance et ce n’est vraiment pas cher payé - le colonel Frédéric Delcroix, directeur du Service départemental d'incendie et de secours des Ardennes 

Colonel Frédéric DELCROIX
Colonel Frédéric DELCROIX © Radio France - Martial PORTAIL

Dans certains cas, il est impossible de laisser partir un salarié sans compromettre l’activité. 5 salariés des ambulances Coquet sont sapeurs-pompiers volontaires, "mais lorsqu’ils sont sur la route, c’est toujours compliqué", note le gérant Frédéric Coquet. "En revanche, on a un salarié dans les bureaux, qui travaille à Vireux mais est pompier à Givet. Il suffirait de trouver une solution chez les pompiers pour qu’ils puissent intervenir à Vireux en journée", suggère le patron. 

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