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Société

Les pompiers berrichons veulent changer les habitudes dans la lutte contre les nids d'insectes

vendredi 10 août 2018 à 5:35 Par Gaëlle Fontenit, France Bleu Berry

C'est la saison ! Les guêpes et les frelons sont particulièrement virulents en ce moment. Les pompiers de l'Indre et du Cher renvoient désormais dans les cas les moins urgents vers des entreprises privées.

Le SDIS 36 intervient en moyenne 2.000 fois par an pour détruire des nids d'insectes
Le SDIS 36 intervient en moyenne 2.000 fois par an pour détruire des nids d'insectes © Radio France - Gaëlle Fontenit

Indre, France

"Allo, les pompiers, j'ai un nid de guêpes dans le jardin !" Ces dernières semaines, le SDIS de l'Indre reçoit une vingtaine d'appels chaque jour concernant ce sujet. "Selon les années, on peut en faire 1.500 à 2.500 interventions pour des destructions de nids hyménoptères." précise le Capitaine Romain Pichon, chef du service opération au SDIS 36. 

Or, ces interventions mobilisent des effectifs, deux personnes à chaque fois, et du matériel. "Les deux pompiers partent avec un véhicule, parfois la grande échelle. Ils s'équipent d'une combinaison très épaisse et très lourde. Ils doivent ensuite vaporiser un insecticide sur le nid puis le détruire. C'est une opération éprouvante qui prend deux heures" détaille le commandant Paul Malassigne, chef du département logistique.

Se concentrer sur les vraies urgences

Il a donc fallu faire un choix. D'autant que depuis le début de l'année, le nombre d'interventions des pompiers, tous cas confondus, est en hausse de plus de 10% -à cause du manque de médecins, du manque d'ambulance et des fortes chaleurs notamment. Autre argument qui a pesé : il existe désormais 3 entreprises spécialisées dans la destruction de nids de guêpes ou de frelons dans l'Indre et une quinzaine dans le Cher

Le colonel David Sarrazin, directeur départemental adjoint des sapeurs-pompiers de l'Indre veut faire preuve de pédagogie : "Nous en appelons au civisme de chacun. Souvent, les gens nous appellent parce qu'ils viennent de découvrir un nid qui est là en fait depuis plusieurs jours. Ce n'est donc pas urgent. Sauf évidemment si c'est dans un lieu public ou bien dans une maison par exemple. _S'il n'y a pas de caractère d'urgence_, nous les renvoyons vers des entreprises privées. Je préfère que nous gardions les effectifs pour intervenir sur des situations où la santé, voire la vie d'une personne, est en jeu..."

Des tarifs en hausse

L'intervention des pompiers pour la destruction de nids de guêpes ou de frelons est une prestation payante. Elle vous sera facturé 81.68 euros. Mais face à l'implantation de sociétés privées, le SDIS annonce qu'il va revoir ses tarifs à la hausse pour s'aligner. "D'autant que nos tarifs ne reflètent pas la réalité de la prestation. En réalité, cela nous revient à plus cher que cela..." estime le commandant Paul Malassigne.

Mais n'allez pas, par souci d'économie, tenter de venir à bout vous-mêmes des indésirables ! C'est très dangereux et le risque de piqûre est réel : " Une partie de la population est allergique, et une allergie peut se déclencher tardivement. Et quand on s'attaque à un nid, on peut voir d'un coup tout l'essaim devenir agressif et s'en prendre à l'assaillant..." met en garde le Capitaine Romain Pichon.

En ce qui concerne le frelon asiatique - ou frelon à pattes jaunes- dont les nids sont souvent situés à 15 ou 20 mètres de hauteur, les pompiers déconseillent leur destruction (sauf là encore, en cas de danger immédiat). En effet, les nids sont abandonnés à l'hiver et les essaims n'y reviennent pas. En revanche, ils sont souvent ensuite adoptés par des oiseaux qui s'y sentent bien pour nicher. 

Rappelons par ailleurs qu'il est interdit de détruire les essaims d'abeilles. Dans ce cas-là, faites appel à un apiculteur.