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Société

Les pompiers de Paris répondent aux critiques après les attentats

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Par , France Bleu Paris, France Bleu

Les pompiers de Paris ont été sur tous les fronts le 13 novembre : au Bataclan, devant les cafés des 10 et 11e, au Stade de France. Si personne ne remet en cause leur implication, des critiques ont été faites sur le manque d'équipement, garrots notamment. Aujourd'hui, les pompiers répondent.

Les pompiers mobilisés le soir des attentats à Paris
Les pompiers mobilisés le soir des attentats à Paris © Maxppp - Arnaud Journois

Paris, France

Le soir des attentats la Brigade des sapeurs-pompiers de Paris (BBSP) a eu à faire face à la plus grosse opération depuis les attentats des années 80, peut-être même de son "histoire", disent ses responsables. Sur le terrain, 125 engins, 21 équipes médicales et 430 pompiers ont été mobilisés. Tout ça, sans retard sur les autres interventions de la soirée assure le général Philippe Boutinaud, chef de la BBSP. Leur travail a d'ailleurs été salué par la ministre de la Santé, Marisol Touraine, pour une "prise en charge parfaite des victimes".

Des critiques sur le manque de matériel

Mais sur le terrain, certains riverains du Bataclan ou du restaurant La Belle Equipe ont critiqué le manque de moyens matériels. Un médecin hospitalier parisien raconte par exemple que les véhicules des pompiers n'étaient équipés que d'une bouteille d'oxygène, d'un défibrillateur, de couvertures de survie et de garrots en nombre insuffisant. Et que tous n'avaient pas, loin de là, une mallette de réanimation.

La réponse des pompiers de Paris

Ce jeudi matin, les pompiers ont donc répondu aux critiques, lors d'un point presse au ministère de la Défense à Paris. Le général Philippe Boutinaud explique : "avec chaque trousse on peut traiter quatre ou cinq personnes, mais quand vous en avez trente, c'est fatal qu'il vous manque quelque chose et il faut attendre que les autres arrivent. A Paris, vous avez un centre de secours qui vous permet de distribuer les secours en dix minutes partout autour de la caserne, mais une fois ces engins consommés, il faut qu'ils viennent d'un peu plus loin et ça peut prendre 15 minutes. On est dimensionnés pour faire face à un certain nombre de victimes mais quand vous avez un afflux comme ça, il y a forcément des phases de latence, mais ce sera toujours comme ça".

Le général Philippe Boutinaud, chef des pompiers de Paris

D'ici la fin de la semaine, tous les engins seront équipés de trousses de secours, avec des garrots notamment et beaucoup plus légères pour mieux se déplacer sur des terrains où, comme c'était le cas au Bataclan, les pompiers interviennent alors que la fusillade est encore en cours.