Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Société

Les pompiers, déçus du manque d'annonces concrètes, en appellent à Emmanuel Macron

-
Par , France Bleu, France Bleu Breizh Izel, France Bleu Armorique

A l'issu de leur congrès national à Vannes, les pompiers espéraient que le ministre de l'intérieur fasse des annonces pour calmer leur colère. Sans proposition concrète de Christophe Castaner, ils demandent maintenant l'intervention du président de la République.

Quelques 200 pompiers ont manifesté lors de leur congrès à Vannes
Quelques 200 pompiers ont manifesté lors de leur congrès à Vannes © Maxppp - Jérôme Fouquet

Déçus ! Les pompiers sont déçus par le manque d'annonces du ministre de l'Intérieur Christophe Castaner en conclusion de leur congrès national à Vannes. Il n'a donc pas fallu attendre longtemps pour que la Fédération nationale des sapeurs-pompiers de France ( FNSSPF) envoie un communiqué à l'adresse du Président de la République pour lui demander son intervention. Ils comptent sur Emmanuel Macron pour réformer un système de secours "à bout de souffle" écrivent-ils.

Concrètement, ils espèrent du chef de l'Etat d'abord la mise en place d'un numéro unique d'appel d'urgence, le 112. Pour regrouper les actuels 15 du Samu, 17 de la police et 18 des pompiers. Actuellement, les usagers ont un peu trop tendance quand ils ne savent pas qui appeler, à choisir le 18. Le 112 permettrait de mieux répartir les appels. 

Arbitrer entre Samu et pompiers

Mais attention, les pompiers ne veulent pas que ce soit le Samu qui gère. Actuellement, les pompiers trouvent qu'ils jouent un peu trop souvent les ambulanciers quand ils sont appelés par les médecins urgentistes. Selon leurs responsables, cette refonte se heurte actuellement aux réticences du ministère de la Santé et des syndicats de médecins qui tiennent à garder le pouvoir décisionnel du Samu.

Sur ce point, la FNSPF demande à Emmanuel Macron d'arbitrer en faveur du ministère de l'Intérieur et de "donner les moyens" à Christophe Castaner "de modifier la loi de 1986 sur l'aide médicale urgente", pour confier clairement à Beauvau et aux pompiers "la gestion des urgences préhospitalières, que les sapeurs-pompiers assurent quotidiennement dans les territoires".

Des bonifications retraites pour les pompiers volontaires

Deuxième attente : que les pompiers volontaires soient récompensés de leur engagement bénévole. Ils espèrent par exemple une bonification de leur retraite ou des aides fiscales "citoyennes" pour les entreprises employant des volontaires. Il s'agit de soutenir et préserver le volontariat qui représente près de 80% des effectifs. 

Des annonces sur la sécurité

Pour l'instant, le ministre de l'intérieur n'a répondu à leurs demandes que sur la sécurité des pompiers face à la multiplication des agressions, trois plus en 10 ans. Que ce soit avec l'expérimentation des caméras piétons ou des gilets pare-lames ou en promettant l'encadrement des interventions par des gendarmes ou des policiers. Pas suffisant donc pour les pompiers qui ont lancé à Christophe Castaner : "on se revoit le 15 octobre à Paris", la date de leur manifestation nationale dans la capitale. 

Les pompiers sont en grève depuis fin juin mais, astreints au service minimum, leur mouvement reste relativement invisible.

Choix de la station

France Bleu