Société

Les premières familles sont arrivées au CADA de Buzançais

Par Marie-Audrey Lavaud, France Bleu Berry lundi 17 octobre 2016 à 5:00

La directrice territoriale d'ADOMA et le directeur du CADA de Buzançais
La directrice territoriale d'ADOMA et le directeur du CADA de Buzançais © Radio France - Marie-Audrey Lavaud

Deux familles de demandeurs d'asile sont arrivées au CADA de Buzançais. L'ancienne gendarmerie transformée en centre d'accueil des demandeurs d'asile pourrait accueillir 50 personnes d'ici la fin de l'année.

Elles sont arrivées avec un peu de retard mais elles sont là. Deux familles de demandeurs d'asile ont emménagées ce mois ci dans le tout nouveau centre d'accueil des demandeurs d'asile de l'Indre, basé à Buzançais. Il s'agit de deux femmes originaires d'Afrique qui se sont présentées avec leurs enfants soit sept personnes en tout. Une maman originaire du Nigéria est arrivée début octobre avec ses deux enfants de 10 et 15 ans. La semaine d'après c'est une mère célibataire arrivée du Mali qui a suivi avec ses trois enfants de deux , quatre et sept ans. Les enfants sont déjà tous inscrits à l'école.

L'ancienne gendarmerie transformée à Buzançais - Radio France
L'ancienne gendarmerie transformée à Buzançais © Radio France - Marie-Audrey Lavaud

L'ancienne gendarmerie est divisée en neuf appartements

Ces deux familles sont hébergées dans les locaux de l'ancienne gendarmerie complètement rénovés. Neuf appartements comprenant trois à cinq chambres ont été aménagés. Chacun comporte une cuisine et une salle de bain que les résidents se partageront. ADOMA qui gère la structure tient beaucoup à la cohabitation des communautés pour une meilleure insertion et apprentissage du français. Deux autres familles de demandeurs d'asile sont annoncées d'ici la fin du mois d'octobre : une famille moldave et une famille camerounaise.

une cuisine aménagée du CADA  - Radio France
une cuisine aménagée du CADA © Radio France - Marie-Audrey Lavaud

Les demandeurs d'asile sont accompagnés par une équipe d'ADOMA

Le centre de demandeurs d'asile est géré par la société d'économie mixte ADOMA. Cinq personnes vont y travailler à plein temps : un directeur du site, trois intervenants sociaux qui viennent d'être recrutés et un technicien de maintenance pour les menus travaux. Le directeur du site est en train d'organiser des cours de français avec des habitants qui se sont portés volontaires pour les aider. Il s'agit pour la plupart d'enseignant à la retraite. Si l'installation de ce CADA a d'abord fait grincer des dents, la situation s'est complètement apaisée dans la commune. De nombreuses associations et habitants se sont déjà manifestés pour accompagner au mieux le séjour de ces demandeurs d'asile. Les procédures de demandes d'asile durent parfois de longs mois, en moyenne il faut compter de 9 à 18 mois. Les résidents signent un contrat lorsqu'ils entrent en CADA ou il est stipulé qu'ils auront trois mois pour quitter la structure une fois l'asile accepté et un mois seulement si leur demande est déboutée. L'Etat leur verse une petite allocation mensuelle pour subvenir à leurs besoins alimentaires et médicaux. Le barème de cette allocation " l'ADA" prend en compte la composition familiale.

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