Société

Les premiers migrants de Calais arriveront la semaine prochaine en Haute-Vienne

Par Jérôme Edant, France Bleu Limousin mardi 18 octobre 2016 à 17:24

137 migrants seront accueillis en Haute-Vienne dans les prochaines semaines
137 migrants seront accueillis en Haute-Vienne dans les prochaines semaines © Maxppp - Bazize Chibane

Les premiers migrants accueillis par la Haute-Vienne, dans le cadre du démantèlement de la jungle de Calais, arriveront la semaine prochaine. Il s'agira essentiellement d'hommes originaires d'Afrique de l'Est, hébergés à Saint Léger la Montagne, Peyrat le Château et Limoges.

Avec 47 migrants à Saint Léger la Montagne, 50 à Peyrat le Château et 40 à Limoges, l'idée est de répartir l'accueil entre zone rurale et et zone urbaine.

A Limoges, le lieu d'accueil vient d'être décidé : ce sera dans l'internat de l'AFPA, l'organisme de formation des adultes, situé rue de Babylone à Limoges-sud. Ces locaux sont en grande partie disponibles. C'est précisément l'AFPA qui prendra en charge toute l'organisation mais elle sera épaulée par toutes les associations caritatives de Limoges. Le Secours Populaire, par exemple, livrera des colis vestimentaires et les migrants prendront leurs repas au restaurant social La Bonne Assiette.

Les arrivées de migrants seront réparties dans le temps

Le dispositif prendra de l'ampleur petit à petit car tous les migrants n'arriveront pas en même temps. L'accueil sera réparti dans le temps, avec l'arrivée de groupes d'une petite dizaine au fil des semaines. Ce seront essentiellement des hommes seuls, originaires en grande majorité de pays d'Afrique de l'est comme l'Ethiopie ou l'Erythrée.

Le maire de Limoges dénonce ce dispositif

Malgré la surprise et quelques oppositions, l'annonce de l'arrivée des migrants à Saint Léger la Montagne est finalement plutôt bien passée et plusieurs élus de communes alentours ont proposé leur participation. Mais à Limoges, le maire Emile-Roger Lombertie a fait part de son désaccord au préfet de la Haute-Vienne. Il dénonce le choix de Limoges "seule ville de l'agglo à être sollicitée pour l'effort de solidarité" et estime que ces migrants risquent de se fixer à Limoges même s'ils n'obtiennent pas le statut de réfugiés.

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